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Amour : et quand on n’y croit plus ?

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Alors que le couple et la sexualité s’exhibent partout dans notre monde moderne, le manque d’amour est un sujet qui touche de plus en plus de femmes. Et pour cause ! Les mauvaises expériences de vie, les amies qui ont toutes fondé leur cocon et que l’on voit de moins en moins, le fait qu’après un certain âge on se fait moins aborder ainsi que le manque de célibataires hommes sérieux sont autant de raisons qui peuvent engendrer un célibat long et difficile. Il en résulte un vécu non partagé rendu plus terne, des larmes parfois, et surtout un mal-être incommensurable.

Ce célibat est d’autant plus rude qu’il ne s’explique pas de façon rationnelle la plupart du temps. Aucune raison d’être seule ou mal-aimée. Quelle femme n’a pas été tentée de se dire « Je ne suis pas plus bête ou plus moche qu’une autre, alors pourquoi est-ce moi qui suis laissée sur le côté depuis si longtemps ? » Finalement, à force d’espérer en vain une rencontre qui ne vient jamais, la réaction normale est de ne plus y croire.

Pourquoi le célibat ?
Il y a deux raisons principales à cela :
Les erreurs relationnelles, d’une part, sont de plus en plus courantes dans la période actuelle. Le grand déballage sexuel relancé sans cesse par les médias est positif pour les uns car ils permet de s’affirmer mais négatifs pour les autres qui auraient besoin de plus de tendresse et de pudeur. Bon nombre de personnes ont tendance à montrer au grand jour ce que certaines pourraient considérer comme des déviances, les caractères se mettent à nu, les tabous explosent parfois un peu trop et finissent par choquer. Il en résulte des expériences sentimentales remplies d’amertume qui nous font rester sur nos gardes par la suite, avec l’impression d’avoir été flouée. A la naïveté de l’amour succède la douleur et enfin, l’aspect blasé qui ancre le célibat en nous.

Par ailleurs, les couples font moins de concessions et de compromis aujourd’hui. Les relations sont plus éphémères car les efforts sur du long terme semblent impossibles aux yeux de certains. On veut tout : la relation passion, le meilleur ami, le confident attentionné, l’homme serviable et manuel… Au lieu d’aller vers l’empathie et la compréhension de l’autre, on s’énerve sur ses différences ; on gâche l’intimité. Et les unions de partir en fumée à la première difficulté ou à la moindre dispute. Un fait dommage et avéré qui fait craquer les deux protagonistes. Cela suscite de la colère envers la gente masculine, puis du dégoût, de la haine. Et finalement, un célibat âcre qui ne se digère pas.

Notre comportement face au manque d’amour :
Le manque d’amour est notre pire ennemi car en se caractérisant de façons diverses, il va nous rendre renfermée et affaiblie. Dans un premier temps, on aura tendance à se dévaloriser. Il n’est pas rare qu’une femme se trouve fade puisqu’elle n’est pas belle dans les yeux d’un homme. A force d’être seule, on finit par se persuader à tort que c’est ce que l’on mérite, et puis on a peur. Peur d’aimer à nouveau car cela implique souffrir, peur d’entrer dans le jeu de la séduction dont on se croit incapable, peur de déclarer sa flamme, peur d’une non-réciprocité des sentiments, et même peur que quelqu’un nous aime. Dans un témoignage récent, une femme avouait avoir fondu à chaudes larmes lorsque l’homme qu’elle convoitait lui avait annoncé être amoureux d’elle. On devient donc hyper-sensible, on n’ose pas communiquer dessus avec son entourage, ou le moins possible. La confiance en soi en prend pour son grade à mesure que le doute s’installe. Ce n’est pas à sous-estimer car cela peut toucher n’importe quelle femme, même l’une de celles qui était bien dans sa peau et sûre d’elle avant d’avoir vécu une mauvaise expérience.

Ce qui énerve :
Toutes les célibataires de longue date le diront, il n’est pas pire que les expressions toutes faites de l’entourage. Si au début, les « La roue tourne », et « Un de perdu, dix de retrouvés » peuvent faire sourire, ils deviennent rapidement un moteur qui agace et génère une anxiété permanente. Car non, ces phrases ne s’appliquent pas à chacune et elles ne sont d’aucune utilité lorsque l’on traverse les mois voire les années dans un désert affectif. Cela ne rassure pas, ni n’aide. Pire encore, c’est là où la pression sociale resurgit. Les couples d’amis cherchent à nous trouver quelqu’un à tout prix, chacun y met son grain de sel et personne ne nous écoute. Que peuvent bien savoir des personnes en couple depuis 15 ans ou plus de ce que ressent une célibataire endurcie et mortifiée ? Les conseils peuvent être intelligents et bien amenés certes, mais point trop n’en faut. On essaiera donc de mettre les choses au clair dès le départ afin que famille et amis ne s’immiscent pas (trop) dans notre vie privée. C’est si simple de donner son avis lorsque l’on n’est pas dans une situation donnée !

Les possibilités de rencontres :
Rester seule toute notre vie, ce n’est pas envisageable, même lorsque l’on ne croit plus en l’amour. La période propose des approches diverses, susceptibles de s’adapter à chacune d’entre nous. Certaines privilégieront les soirées dans les bars ou restaurants où l’ambiance est propice aux rencontres, d’autres se tourneront vers des sites de sorties de groupes « pour vivre moins mal la solitude » : http://www.onvasortir.com/
Au-delà, on recense les fameux sites de rencontre, le speed-dating et enfin de nombreuses activités sportives, artistiques, culturelles, manuelles à pratiquer en communauté. Elles permettent de voir de nouvelles têtes et découvrir des personnes par affinités. Toutes ces méthodes sont positives car elles sont le reflet d’une vraie démarche pour ne pas être seule et prouvent ainsi que l’on se sent prête à aborder une relation, même si c’est un peu effrayant.

Les réfractaires :
Oui mais ! Les sites de rencontre sont loin de plaire à tout le monde car la méfiance laisse parfois penser que bon nombre d’hommes n’y figure que pour l’amusement. Comment garantir le succès ? La peur paralyse, c’est bien connu : aucune envie d’être encore déçue et ainsi tomber plus bas dans le malheur. Alors, on préfère faire sans. D’autre part, la perspective de se lancer dans une activité « juste pour rencontrer quelqu’un » n’est pas du goût de toutes : est-ce vraiment la meilleure raison de pratiquer telle ou telle discipline ? La démarche n’est-elle pas un peu triste ?
A chacune sa façon de penser. Une chose est sûre : il ne faut pas se forcer. Si l’on n’est pas dans l’esprit de s’inscrire sur certains sites ou de se motiver pour une activité, on ne le fait pas. L’idée de se faire violence peut être bénéfique pour se dépasser un peu, mais jusqu’à un certain point. Au-delà, elle est contre-productive. Par exemple, il y a de forts risques de tomber sur beaucoup d'hommes qui ne nous conviennent pas lorsque l’on se créé un profil sur un site de rencontre à contrecœur.

Des solutions ?
Certaines femmes ont besoin et envie de réapprendre à aimer en douceur et rêvent donc d’une rencontre d’avantage romanesque qu’à un hasard forcé ! C’est un choix tout à fait personnel et qui s’explique quand la personne a vécu beaucoup de traumatismes sentimentaux, peut-être même sur les sites en question. On apprend de nos erreurs tout comme on sait comment ne pas les reproduire.

La solution est de rester soi-même tout simplement et ne pas se laisser dévaster par ce célibat qui encombre et assure une perte d’énergie. Impression de tourner en rond, de voir toujours les mêmes têtes, et alors ? L’amour n’est pas que celui d’un homme, mais aussi des proches. Il se perçoit dans les gentilles attentions de la famille, des amis, de l’entourage. Ne l’oublions jamais !

L’amour jaillit de partout. Ce n’est peut être pas notre heure mais cela ne veut pas dire qu’il ne viendra jamais. Chaque histoire de vie est unique et il n’y a ni âge ni règles pour ces choses-là. Si on ne le sent pas, on n’est pas obligée de « chercher quelqu’un » mais juste poursuivre un quotidien normal, sain, qui nous ressemble.

La règle d’or est de se faire confiance. Alors on continue de sortir, non pas pour faire des activités dictées par un éventuel besoin de rencontres, mais pour nos envies personnelles. On ne reste pas enfermée à s’étioler, non ! L’idée n’est pas de trop en faire mais de ne s’exclure de rien, tout en vaquant à nos occupations. Libre à nous de ne pas particulièrement croire en l’amour si on ne le souhaite pas. Il est bien connu qu’un nombre important de jours peut s'écouler sans qu’il ne s’y produise rien. Et parfois, il suffit d’une journée pour tout faire basculer ! On garde le sourire, la forme, on gère notre impatience et on profite tant que possible des petits bonheurs que nous offre la vie.

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2 commentaire(s)
Anonyme - Le 23/02 à 13:11

Je ne suis pas d'accord sur le fait qu'être seule soit une perte d'énergie, pour ma part c'est le contraire. L' autre peut aussi vous vampiriser. Je ne veux plus perdre mon énergie pour une relation.

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enattente - Le 31/01 à 14:57

les femmes , les femmes, les femmes.... les hommes aussi souffrent du celibat... il y des hommes sensible et qui souffrent seuls dans se monde.

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Commentaire(s) : 2