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Au secours, je somatise !

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Le stress et les petits tracas du quotidien ont tendance à entraîner toutes sortes de douleurs, plus ou moins désagréables, et même nous faire prendre conscience de maux dont on n'avait pas décelé l'existence auparavant. De ce fait, on souffre, souvent de façon exagérée, et en continu. C'est la somatisation.

Le principe est simple: on traduit par la souffrance physique un mal-être psychique. L'idée peut paraître anodine de prime abord mais il n'en est rien. L'anxiété, sur du long terme, engendre réellement des troubles et notre corps se met au diapason de notre esprit, faisant apparaître des symptômes divers. Nos angoisses peuvent ainsi donner lieu à des aigreurs d'estomac, des nausées, des vertiges, des maux de ventre, de l'eczéma, un dos bloqué et une foule d'autres signes désagréables. Ces derniers peuvent s'accumuler sur plusieurs mois et nous rendre constamment malade.

Notre entourage aura tendance à nous dire que l'on s'écoute de trop. Et pourtant, la somatisation n’est nullement imaginaire : elle est épuisante et nous ronge de l'intérieur. La douleur dans le corps est ressentie très clairement et, dans certains cas, peut même entraîner des problèmes de santé plus graves. Nous ne la rêvons pas, nous la vivons. Cela paraît évident ? Pourtant nous ne nous le répéterons jamais assez: c'est une chose primordiale à savoir afin d'éviter de culpabiliser sur notre passage à vide ou d'appréhender que l'on nous traite de "petite nature".

Mais alors, que faire pour nous épargner ces troubles psychosomatiques et ne pas les laisser gagner du terrain ?

Identifier le problème
Dans un premier temps, il faut tenter d'identifier la douleur et la rattacher à une cause concrète. Si tel est le cas, il y a de fortes chances pour que ce soit somatique. Par exemple, un mal de ventre survenant juste avant un entretien d'embauche sera rarement le fruit du hasard, tout comme cette sensation de nausée qui nous hante lorsqu'on doit revoir un ex-compagnon. Les contraintes engendrent du stress qui lui-même dégage un fort pouvoir somatique. Or, connaître nos faiblesses, c'est aussi les dompter.

Savoir se rassurer
On n'hésite pas à se rendre chez notre médecin traitant. Il existe des médicaments pour nous aider à mieux vivre, pourquoi alors rester dans la tourmente ? Ici, on n'agit pas sur la forme mais plutôt le fond. Un anxiolytique léger nous aidera à nous décontracter d'avantage, à condition bien sur de ne pas en abuser. Et surtout, notre médecin nous rassure quant à notre état de santé. C'est préférable que de rester seule dans notre coin à nous monter la tête.

Prendre un traitement et parler
La consultation d'un psychiatre ou psychologue est tout à fait recommandée: cela ne veut pas dire que l'on est folle, juste que l'on veut s'en sortir. Attention toutefois à ne pas les confondre. Si le premier va d'avantage s'axer sur l'aspect médicamenteux, le second nous fera parler et réfléchir sur les causes et les origines de nos problèmes récurrents.

Se relaxer
Une fois ces premiers points effectués, on a toutes les cartes en main pour relativiser nos soucis. Si l'on ne peut empêcher le stress, on peut adopter une attitude de recul face à lui. Un impératif moyennement sympathique, et alors ? La décontraction est souvent la meilleure des solutions. On peut essayer des disciplines comme la relaxation ou le yoga qui nous guident dans cette démarche et favorisent une attitude plus zen.

Se fixer des limites
Nous ne sommes pas des super-héroïnes. Par conséquent, nous pouvons aussi dire "non" aux petites choses nocives de la vie, celles qui nous feront somatiser encore plus. Le but n'est pas de nous laisser aller mais plutôt de savoir dissocier un impératif obligatoire d'une contrainte que l'on pourrait s'épargner. C'est en apprenant à nous maîtriser et fixer nos limites, tant de corps que d'esprit, que nous parviendrons mieux au fil du temps à équilibrer l'ensemble.

Le mot de la fin ?
Si les maladies psychosomatiques sont souvent mal vues ou tournées en ridicule à tort, il ne faut jamais nous laisser décourager par les "on dit". La somatisation est un problème à soulever avec sérieux et plus nous en prenons conscience rapidement, mieux c'est. Apprendre à se sentir mieux, à lâcher prise, à consulter un spécialiste, à adopter de nouvelles activités... Autant de changements qui peuvent être bénéfiques et avoir un impact direct sur le mental, donc sur le corps aussi. Il serait dommage de se priver d'un bien-être nouveau et aussi réel que nos anciens maux !

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