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Calculs urinaires: Ne les prenez pas à la légère !

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Ils touchent un Français sur dix et sont à l'origine de douloureuses crises dans la région lombaire. Heureusement, les calculs urinaires sont aujourd'hui bien soignés.

Les calculs rénaux, appelés lithiase urinaire, sont des amas compacts de cristaux (composés le plus souvent d'oxalate de calcium) qui se développent dans les reins. Lorsqu'ils mesurent moins de six millimètres de diamètre, ils s'éliminent, en général, naturellement. En revanche, s'ils sont plus gros (neuf millimètres), ils peuvent bloquer les voies urinaires. L' urine a du mal à s'évacuer et s'accumule dans le rein, provoquant de très fortes douleurs. C'est la crise de colique néphrétique. Le Dr Etienne Denis*, chirurgien urologue, fait le point sur cette affection.

Identifier leur présence

« La colique néphrétique est le principal symptôme de la présence de calculs rénaux, constate le Dr Etienne Denis. Elle se manifeste par une douleur lombaire unilatérale de survenue brutale, très intense et continue, à l'origine d'anxiété et d'agitation. Aucune position ne peut calmer cet élancement très particulier qui irradie vers la fosse iliaque (le bas du ventre) et la région inguinale (entre l'abdomen et la cuisse), le testicule chez l'homme, la grande lèvre chez la femme. » S'y associent souvent d'autres signes (des urines sanglantes, de fausses envies d'uriner) et des troubles digestifs (nausées, vomissements ou ballonnements). S'il s'agit d'une première fois, appelez votre médecin traitant sans tarder. Par ailleurs, si vous êtes sujet à ces crises et que, malgré la médication prescrite (antalgiques, anti-inflammatoires...), vous avez de la fièvre, des frissons et/ou un arrêt d'émission des urines (observé chez les patients n'ayant plus qu'un seul rein), rendez-vous aux urgences pour faire drainer les urines.

Trouver le moyen de les éliminer

Le but des traitements est, d'une part, de permettre l'évacuation du calcul responsable et, d'autre part, de prévenir la récidive. « La grande majorité des calculs de moins de six millimètres s'éliminent spontanément avec l'association d'anti-inflammatoires et d'antalgiques, précise Etienne Denis. Pour ceux plus importants, les urologues disposent de plusieurs outils et de techniques mini-invasives. »

La lithotritie extracorporelle consiste à fragmenter les calculs avec des ondes de choc produites par un générateur externe. L'intervention est réalisée sous anesthésie légère et dure à peine une heure. Quant à l'urétéroscopie, elle permet d'accéder à presque tous les calculs. On insère par les voies naturelles un endoscope muni d'une caméra couplée à un laser pour pulvériser les lithiases (les cristaux). Enfin, avec la chirurgie percutanée, on s'introduit jusqu'au rein grâce à une incision de la peau afin de traiter les calculs rénaux les plus volumineux.

Prévenir leur formation

Le taux de récidive est de 50 à 70 % à sept ans et de 10 % à dix ans, selon le Dr Denis. D'où l'importance de réaliser une enquête alimentaire, un bilan biologique (sanguin et urinaire) et d'analyser le calcul en vue d'adapter la prise en charge. En parallèle des traitements, l'urologue conseille de respecter quelques règles diététiques simples pour limiter la concentration des urines et prévenir une rechute. « Il faut boire de façon régulière en répartissant ses prises dans la journée, sans oublier la nuit en cas de réveil, car les reins marchent vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Plus les urines sont claires, mieux c'est ! » Il préconise également « de réduire le sel et les protéines (viandes, poissons, charcuteries, œufs). » Mais, selon lui, « il faut respecter des apports normaux en calcium, entre 0,8 et 1 gramme par jour. Attention aussi à ne pas consommer en excès sucreries, sodas, épinards, chocolat, noix, noisettes... riches en oxalates. » Dans certains cas, on a recours à des diurétiques afin de diminuer l'excès de calcium dans les urines ou au citrate de potassium pour en contrer l'acidité.

*Membre de l'AFU (Association française d'urologie) et du Comité lithiase. Plus d'infos sur le site Urofrance.org

5 facteurs de risque

Une hydratation insuffisante

Des urines concentrées favorisent la formation de calculs.

Des infections urinaires

Les cystites chroniques ou à répétition sont des terrains favorables.

Des antécédents génétiques

24 % de la population française aurait une plus grande prédisposition génétique à développer des calculs urinaires.

La prise de certains médicaments

Les diurétiques ou certains antiviraux sont notamment incriminés.

Une alimentation trop riche

Des repas très salés ou trop sucrés profitent à l'accumulation de cristaux dans les reins.

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