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Cancer du côlon : Pourquoi se faire dépister

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Le cancer colorectal reste le deuxième cancer le plus meurtrier alors que, détecté à temps, on peut le guérir. Ne passez pas à côté du dépistage, un geste simple préconisé dès 50 ans, à effectuer tous les deux ans.

Plus de quarante-trois mille personnes sont touchées chaque année en France par le cancer du côlon. Responsable de dix-huit mille décès par an, il touche davantage les plus de 50 ans, aussi bien les hommes que les femmes. Mais pris à temps, il se guérit dans neuf cas sur dix. Pour le repérer, il existe un moyen simple et efficace : le dépistage, préconisé tous les deux ans à partir de 50 ans. Mais seule une personne sur trois se plie à ce test... Tabou ? Oubli ? Méconnaissance ? A l'occasion de Mars bleu, le mois de mobilisation contre le cancer colorectal, le Dr Eric Vaillant*, gastro-entérologue et spécialiste en cancérologie digestive, rappelle l'importance de ce test de dépistage.

Un mal qui évolue sans bruit

Le cancer colorectal se forme à partir de polypes (petites excroissances charnues) venus se loger sur la paroi tapissant l'intérieur du côlon. La plupart d'entre eux restent bénins, mais certains grossissent, dégénèrent et peuvent se transformer en tumeurs cancéreuses. Cette évolution est lente (entre cinq à dix ans) et progresse en silence, sans signe extérieur apparent les premières années, ce qui retarde son diagnostic. « Les symptômes (douleurs abdominales, saignement visible dans les selles, troubles importants du transit) n'apparaissent que lorsque la maladie est déjà là, et seul un test de dépistage peut les déceler bien avant, explique le Dr Vaillant. Car il permet de rechercher des traces de sang invisibles à l'œil nu. Bien sûr, ce n'est qu'un indice à confirmer par une coloscopie de contrôle mais qui permet d'agir au plus vite et de réduire le risque de développer un cancer tapi dans l'ombre... »

Nul n'est à l'abri

Ce cancer peut toucher tout le monde. « On est plus à risque si on a des antécédents familiaux - parents, frère, grands-parents, nièce, oncle, etc. - ayant eu un cancer colorectal, mais aussi si on a déjà eu un polype ou si on souffre d'une maladie inflammatoire de l'intestin (maladie de Crohn, rectocolite hémorragique), souligne le Dr Vaillant. Dans ce cas, on fait une coloscopie de contrôle sans passer par un test de dépistage. » Dans les autres cas, nous sommes nombreuses à ne pas nous sentir concernées par le sujet tant que nous n'avons pas de signes gênants, ni d'histoire familiale. On se croit protégées, on néglige l'invitation à retirer le test pour se faire dépister ou alors on n'y pense pas. Et puis le côlon, ça reste un peu tabou... En général, on évite de parler de sa coloscopie à sa collègue ou à sa voisine ! Mais c'est oublier que la sédentarité, une alimentation trop riche en viande, le tabagisme, l'alcool sont des facteurs qui peuvent augmenter le risque, et encore plus si on a entre 50 et 74 ans. Car 95 % de ces cancers sont diagnostiqués dans cette tranche d'âge...

Un test facile à faire

Un dépistage gratuit est organisé et proposé tous les deux ans aux personnes âgés de 50 à 74 ans. « Ce test immunologique est indolore et très simple à utiliser », remarque le Dr Vaillant. Il se fait à la maison, en quelques minutes. On dévisse le tube, on récolte un peu de matière fécale sur la tige puis on revisse, on glisse le dispositif dans un sachet prévu à cet effet et on l'envoie au laboratoire médical indiqué. Les résultats vous sont adressés, ainsi qu'à votre médecin traitant, dans un délai de quinze jours. Ce test et son analyse sont pris en charge à 100 % par l'Assurance maladie, sans avance de frais de votre part. Si vos résultats sont négatifs - aucun saignement n'a été détecté -, vous êtes invitée à refaire ce test tous les deux ans. En revanche, s'ils sont positifs, cela ne veut pas dire que vous avez un cancer, mais il faut en explorer la cause avec une coloscopie (examen visuel du côlon). Cet acte, réalisé par un gastro-entérologue sous anesthésie générale, permet d'identifier l'origine de ces traces de sang et de retirer d'éventuels polypes avant qu'ils ne se transforment en cancer.

« Dans plus de la moitié des cas, la coloscopie est normale, et dans les autres cas, quand on trouve des polypes, ils ne sont pas forcément cancéreux. Et s'ils le sont, on met en place très vite des traitements. Mais c'est avant tout grâce à ce test que l'on sauve des vies. Alors n'hésitez plus, c'est peut-être le moment pour vous d'en parler à votre médecin traitant ! », insiste le Dr Vaillant.

*Président du comité d'organisation de ColonDays.

Les jours du CÔLON

A l'occasion des journées de prévention contre le cancer colorectal, du 7 au 14 mars 2017, plus d'un millier de cabinets médicaux, cliniques et hôpitaux ouvrent leurs portes pour informer sur les facteurs de risque de ce cancer et consulter gratuitement sur rendez-vous. C'est le moment de prendre soin de votre santé... Retrouvez toutes les informations sur Colon-days.fr et E-cancer.fr

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