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Ces Français qui hébergent des réfugiés

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A l'occasion de la Journée mondiale du migrant et du réfugié, le 15 janvier, Nous Deux met en avant les bénévoles qui se mobilisent pour aider tous ceux qui ont fui leur pays. Comme Françoise, une pétillante Parisienne de 61 ans. Elle a ouvert les portes de son appartement à Tarik*, un jeune Afghan.

C'est en découvrant la photo d'Aylan, ce petit Syrien de 3 ans retrouvé noyé sur une plage de Turquie, en septembre 2015, que Françoise a ressenti la nécessité d'agir. Pour elle, le choc a été immense : « J'ai un petit-fils qui a un peu la même allure, et cette image, je l'ai prise en plein cœur. Je m e suis mise à pleurer. » Quelques jours plus tôt, la découverte de soixante-dix corps de migrants dans un camion frigorifique l'avait bouleversée. Mais la mort de ce petit garçon a été l'horreur de trop. Elle s'est dit qu'on ne pouvait pas continuer à « laisser mourir des gens comme ça » , et a décidé d'agir.

Ses recherches sur Internet l'ont orientée vers l'association Singa** et son programme Calm (Comme à la maison), qui propose de recueillir un réfugié en situation régulière, bénéficiant du droit d'asile de la part de l'Etat français. Le soir même, Françoise s'est rendue à une réunion de l'association et s'est donné quelques jours pour réfléchir. Partager un appartement de 50 m2 avec quelqu'un qu'elle ne connaissait pas n'était pas un engagement qu'elle prenait à la légère. Mais l'envie d'aider et de se rendre utile a balayé ses doutes. Oui, elle allait accueillir un migrant.

Une première rencontre émouvante

D'un commun accord avec les membres de Singa, Françoise a choisi d'accueillir chez elle Tarik, un jeune Afghan de 26 ans. Arrivé en France depuis près d'un an, il venait d'obtenir le statut de réfugié. Un premier entretien était organisé dans les locaux de l'association, d'abord en présence d'une médiatrice, puis en face à face pendant une vingtaine de minutes pour faire connaissance. La conversation n'était pas simple, car Tarik ne parlait pas encore très bien le français, mais, malgré tout, Françoise est parvenue à se faire une idée de la personnalité du jeune homme : « J'ai perçu quelqu'un de gentil, de discret et de timide qui avait besoin de moi. Ça m'a donné envie de tenter le coup. »

Tarik pointait à 6 heures et suivait des cours de français le soir. Françoise le voyait peu. Mais chaque jour, il lui cuisinait un plat de son pays. Au moment de convenir de la durée du séjour, Françoise a opté pour une période de trois mois. « Selon moi, c'était un minimum pour lui permettre de se poser et de souffler un peu. Au moins, il passerait l'hiver au chaud », explique-t-elle. Avant l'arrivée de Tarik, Françoise a aménagé son appartement. Elle a réaménagé sa salle à manger pour en faire une chambre. Et le jeune homme est arrivé en novembre 2015. Une prise de contact qui l'a beaucoup émue : « Une des premières choses qu'il m'a dite, c'est qu'à part l'assistante sociale et la personne qui s'était occupée de sa demande d'asile, il n'avait jamais parlé à quelqu'un d'autre. Ça m'a serré le cœur. »

Une cohabitation amicale et chaleureuse

Les trois mois de cohabitation se sont passés à merveille. Pendant la semaine, les deux « colocataires » se croisaient assez peu. En effet, Tarik se levait très tôt pour travailler sur des chantiers dès 6 heures du matin. Plusieurs fois par semaine, il prenait des cours de français et rentrait donc tard. Son courage forçait l'admiration de Françoise. Ils se voyaient surtout le week-end, et pendant ces deux jours, elle essayait de lui faire partager sa vie : elle l'emmenait au restaurant, au cinéma et le présentait à quelques amis.

Françoise profitait du séjour de Tarik chez elle pour lui rendre quelques services. Elle effectuait pour lui des démarches administratives et l'accompagnait se faire soigner dans un dispensaire pour une toux chronique qu'il n'avait pas traitée, faute de savoir où et à qui s'adresser. En fait, elle se voyait un peu comme une tutrice, et le guidait à faire les premiers pas de sa nouvelle vie en France.

Si elle faisait beaucoup pour lui, Tarik n'était pas en reste non plus. Chaque soir, qu'il fût avec elle pour dîner ou non, il cuisinait pour son hôtesse : « Il me préparait un plat différent. Un plat afghan, bien sûr. Je pense que c'était sa façon de me remercier et je trouvais ça d'une extrême gentillesse. » De temps en temps, Françoise et Tarik se rendaient ensemble à des fêtes, organisées par l'association Singa, qui rassemblaient des personnes de toutes nationalités. Elle s'en souvient comme « de grands moments de partage et de bonheur » .

Un petit coup de pouce pour sauver une vie

Françoise aurait bien voulu prolonger l'expérience, mais des problèmes familiaux l'ont accaparée. Sa maman était malade, et elle devait se rendre tous les jours à l'hôpital, ce qui l'empêchait de tout gérer en même temps. Elle a donc demandé à l'association de reloger Tarik ailleurs. Dans la semaine qui a suivi sa requête, une autre famille a pris le relais. Et c'est Françoise qui a déposé Tarik à sa nouvelle adresse.

Depuis, elle a, bien sûr, gardé le contact avec lui et elle reçoit régulièrement des nouvelles. En ce moment, il met tout en œuvre pour que sa femme, restée en Afghanistan (elle n'a pas pu le suivre lorsqu'il a traversé l'Europe à pied), puisse le rejoindre en France. Tarik et son épouse souhaitent fonder une famille et réaliser leur rêve : ouvrir un restaurant. Françoise espère de tout cœur que le jeune Afghan y parviendra. « Si mon coup de pouce lui a permis de construire sa vie et de réaliser son rêve, alors j'aurai l'immense satisfaction d'avoir fait une toute petite chose pour l'aider à s'en sortir, et je serai heureuse », confie-t-elle avec un immense sourire aux lèvres.

Pour des raisons de confidentialité, le prénom a été modifié.

Infos sur Singa.fr, rubrique La communauté.

 

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1 commentaire(s)
lucette - Le 15/04 à 14:29

je me permet de vous écrire pour vous propos un formidable marabout papa vaudou qui m a sauvé en me ramenant mon époux qui m a quitté depuis 3 ans. Il réalise les travaux comme : Voyance précise de détaillée pour le bien être de tous. Amour , mariage , examens , protection contre le danger ,problème de couple... Tout être humain mérite le bonheur, il faut savoir comment le trouver. Pas de problème sans solution Problème de famille Examens, Concours Desenvoutement Impuissance sexuelle Entreprise en difficulté Problème de Couple: infidélité ,amour... Protection contre les dangers Retour immédiat de l'être aimé, fidélité absolue entre époux, protection contre tous les dangers, dés envoûtement, maladies inconnues, problèmes familiaux, impuissance sexuelle, réussite aux examens, dans le travail et permis de conduire... Il peut vous aidez je vous assure tout il efficace contacter le sur le 00229 67 88 27 01 ou par email : ou par Skype: Hounon.amangnon

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