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Ces maladies qui se transmettent de mère en fille

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Certaines pathologies peuvent passer de génération en génération. Ce n'est jamais une fatalité, mais il est essentiel de bien connaître ses antécédents familiaux pour mieux se faire suivre. Explications.

Les progrès de la recherche permettent aujourd'hui de mieux comprendre les mécanismes à l'origine du développement d'un grand nombre de maladies. Et on sait notamment que l'hérédité fait partie des facteurs de risque. Alors, même si le sujet n'est guère réjouissant, abordez-le avec votre maman (et votre fille !) afin de surveiller et de prévenir au mieux le développement de ces affections, qui ont aussi la particularité de toucher en priorité les femmes.

Le cancer du sein est héréditaire dans 5 à 10 % des cas

Le vieillissement des cellules est l'un des facteurs de risque avérés du cancer du sein. Voilà pourquoi un dépistage par mammographie est proposé à toutes les femmes à partir de 50 ans. Mais il existe aussi des facteurs génétiques. En France, chaque année, entre 2 100 et 4 500 femmes sont touchées par une forme héréditaire de cancer du sein, représentant 5 à 10 % des malades. Les cancers peuvent alors survenir plus tôt : l'âge moyen est de 45 ans, contre 65 ans pour les cancers survenant dans un contexte non héréditaire. Voilà pourquoi si votre maman, votre grand-mère et/ou votre tante ont eu un cancer du sein, il faut en informer votre médecin. Dites-lui également si ces maladies sont survenues du côté paternel. Ensuite, le praticien discutera avec vous de l'utilité d'une consultation spécialisée en oncogénétique. Ce dépistage très spécifique permet, à l'aide d'une prise de sang, de déterminer si vous êtes porteuse d'une prédisposition (mutation du gène BRCA1 ou BRCA2). Et, si oui, d'adapter au mieux la surveillance et de mettre en place des stratégies préventives. Une cinquantaine de consultations d'oncogénétique sont assurées en France. Pour connaître la plus proche de chez vous, vous pouvez appeler Cancer info service au 0.810.810.821 ou Maladies rares info services au 0.810.631.920. Pour soigner le cancer du sein, de nombreux espoirs se portent sur l'hormonothérapie, et notamment le tamoxifène, un médicament qui bloque l'action des hormones sur les cellules cancéreuses.

La dégénérescence de la rétine a une prédisposition génétique

La dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA) peut, elle aussi, faire partie de l'héritage. Elle entraîne progressivement une perte de la vision centrale, les malades, à terme, ne pouvant plus lire, conduire, voire reconnaître un visage. Mais s'il n'existe encore aucun traitement, il est possible de freiner l'évolution de la maladie, à condition qu'elle soit détectée suffisamment tôt. Or, dans les premiers temps, la DMLA ne se manifeste par aucun symptôme. On sait en revanche qu'elle concerne davantage les femmes et qu'avoir l'un de ses parents atteint augmente les risques de développer la maladie. D'où la recommandation de la Société française d'ophtalmologie, en cas d'antécédents, de consulter son ophtalmologue tous les deux ans, à partir de 45 ans.

L'ostéoporose ou l'os poreux est une histoire de famille

Attention aussi à votre squelette. Car, si la fragilité osseuse affecte trois fois plus les femmes que les hommes, elle a également une forte composante héréditaire. Si votre maman et/ou votre grand-mère s'est cassé le col du fémur ou le poignet, vous avez intérêt à en informer votre médecin traitant. Il évaluera votre risque de souffrir d'ostéoporose et pourra vous prescrire une ostéodensitométrie. Cet examen indolore permet de mesurer la densité osseuse. En fonction des résultats, il vous donnera des conseils adaptés et vous prescrira un traitement médicamenteux. En effet, des apports suffisants en calcium et en vitamine D, associés à une activité physique régulière, ralentissent le développement de l'ostéoporose.

Les problèmes cardiovasculaires en première ligne

Vous l'avez probablement déjà remarqué, les maladies cardiovasculaires touchent davantage certaines familles que d'autres. Ce que vous savez peut-être moins, c'est qu'elles représentent la première cause de mortalité chez les femmes. Alors, si votre maman et/ou votre grand-mère souffrent d'hypertension, de cholestérol, si elles ont déjà été victimes d'une crise cardiaque ou d'un accident vasculaire cérébral (AVC), vous devez redoubler de précautions. Faites-vous suivre régulièrement par votre médecin généraliste et demandez-lui, si nécessaire, une consultation auprès d'un cardiologue. 

LA CIGARETTE est aussi un facteur de risque

Fort heureusement, l'hérédité ne fait pas tout. Si vous ne pouvez pas modifier votre terrain génétique, vous pouvez en revanche éviter l'un des premiers facteurs de risque commun au cancer, aux maladies cardiovasculaires, à l'ostéoporose et à la DMLA : le tabac. Pour vous y aider, n'hésitez pas à en parler à votre médecin généraliste, qui vous orientera au besoin vers un addictologue et une diététicienne, pour limiter la prise de kilos tant redoutée. L'acupuncture, l'hypnose et la phytothérapie peuvent également vous être d'un grand secours.

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