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Conflit familial? Pensez à la médiation...

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En cas de rupture de dialogue au sein de la famille, vous pouvez recourir aux services d'un médiateur afin de trouver un terrain d'entente.

Que ce soit dans le couple lors d'une séparation, avec des adolescents quand la communication est difficile, entre parents et grands-parents, entre frères et soeurs lors d'une succession ou pour régler les questions concernant la perte d'autonomie d'un proche, la médiation s'avère utile dans bien des cas. Y compris pour les familles recomposées qui veulent régler des questions d'organisation.

UNE SOLUTION NON IMPOSÉE

Toute personne a la possibilité de prendre librement l'initiative de rencontrer un médiateur,même en dehors d'une procédure judiciaire. Cela n'est jamais obligatoire, ni imposé, mais peut être conseillé par un juge, lors d'un divorce, d'un conflit sur la pension alimentaire ou la garde des enfants. Un avocat ou un notaire peut également suggérer cette rencontre.

Elle se déroule dans un endroit neutre, un «point d'accès au droit». Il peut s'agir d'une maison de la médiation, d'un espace familial dans les locaux d'une association ou à la mairie. Vous pouvez trouver les adresses de ces lieux auprès de votre mairie ou sur le site d'associations de médiation familiale (Apmf.fr, Mediation-familiale.org, etc.).

DES PROFESSIONNELS À VOTRE SERVICE

Les médiateurs sont titulaires d'une licence en droit, en psychologie, en sociologie ou en sciences médico-sociales. Ils ont suivi une formation théorique de deux ans et des stages pratiques avant de passer leur diplôme d'Etat.

Combien coûte leur intervention?

Le premier entretien est gratuit. Les suivants sont payants. Le tarif par personne est fixé selon un barème, en fonction des revenus. Cela va de 2 € (pour un salaire inférieur à 509 € par mois) à 131 € (au-delà de 5300 € par mois). Comptez 20 € pour un revenu mensuel de 1850 €. Et si vous êtes bénéficiaire de l'aide juridictionnelle, ces frais sont pris en charge. Sachez que ce professionnel peut exercer en libéral, mais ses honoraires sont plus élevés.

DES ENTRETIENS BASÉS SUR LE DIALOGUE

Le médiateur reçoit les personnes séparément une première fois pour leur expliquer l'objectif de la médiation, c'est le cas le plus fréquent; et ensemble, si elles l'acceptent. Si elles sont d'accord pour continuer, elles se revoient lors de plusieurs rencontres d'une durée qui varie entre une et deux heures. Une solution peut rapidement émerger en trois entrevues ou plus.

Le conciliateur fait le lien entre les personnes et les aide à trouver un accord. Celui-ci peut être soit écrit, soit oral. Dans le cas où vous avez vu un médiateur lors d'une procédure judiciaire, à la demande du juge aux affaires familiales, ce dernier pourra alors homologuer l'accord afin de lui donner force de loi. Celui qui ne le respecte pas pourra ainsi y être contraint par la suite. Par exemple, en matière de pension alimentaire ou de droit de garde et de visite des enfants.

Les questions pratiques...

De combien de temps dispose-t-on pour agir en justice contre un avocat, s'il a perdu les pièces d'un dossier ?

Un avocat est souvent dépositaire d'un certain nombre d'éléments originaux que lui remet son client, dont la destruction ou la perte peut avoir de graves conséquences. La loi a donc explicitement prévu cette hypothèse: aux termes de l'article 2225 du code civil, un client peut agir en responsabilité contre son avocat et ce "à raison de la perte ou de la destruction" des pièces qui lui ont été confiées, dans un délai de cinq ans à compter de la fin de sa mission (d'assistance ou de représentation en justice).

Un licenciement pour faute grave peut-il priver un salarié de ses allocations chômage ?

Il est souvent allégué que la faute grave commise par un salarié (licencié par la suite) serait de nature à lui ôter son droit à bénéficier du chômage. Telle n'est pourtant pas la réalité. Quelle que soit la gravité de la faute commise, un salarié qui s'est fait licencier pour cette raison a toujours le droit de percevoir des allocations chômage, dans la mesure où il remplirait les conditions pour en bénéficier (accomplissement d'un certain nombre de jours d'activité au cours des derniers mois...).

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