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Dépression : Les meilleures des méthodes douces

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Les antidépresseurs sont indispensables pour soulager les troubles dépressifs sévères. Mais si les symptômes sont modérés, d'autres prises en charge sont efficaces. Comme nous l'expliquent Patrick Lemoine* , docteur en neurosciences et psychiatre, et Marc Beck, médecin généraliste, phytothérapeute et micronutritionniste.

La dépression est une maladie à part entière. Et comme toute maladie, elle nécessite un traitement. Mais contrairement à ce que l'on a longtemps cru, ce traitement n'est pas nécessairement chimique, ou en tout cas pas uniquement. Certes, prescrits à bon escient, les antidépresseurs donnent des résultats. En cas de dépression sévère, accompagnée de pensées suicidaires, ils sont même indispensables. « Par contre, quand il s'agit de dépression réactionnelle légère à modérée, de plus en plus d'études scientifiques et de publications insistent sur le manque d'efficacité de ces médicaments, sans oublier leurs nombreux effets secondaires », rappelle le docteur Marc Beck.

Il n'existe pas une, mais plusieurs dépressions. Chacune a son histoire, liée à des facteurs propres à chaque individu. La prise en charge, pour tenir ses promesses et éviter les rechutes, doit donc être la plus personnalisée possible.

Des traitements qui peuvent s'associer

« Face à des symptômes n'impactant pas sévèrement la qualité de vie au quotidien, les antidépresseurs ne devraient être prescrits qu'en seconde intention, après un éventuel échec d'autres mesures beaucoup moins lourdes », insiste le docteur Patrick Lemoine. Ces solutions peuvent se combiner entre elles, en fonction des besoins de chacun. Elles ont aussi toute leur place en association ou en relais d'un traitement plus classique, quand il est prescrit d'emblée pour soulager des symptômes trop lourds.

Micronutrition : Se soigner en modifiant son alimentation

Parce qu'elles favorisent une moindre résistance au stress et à la fatigue, les carences en magnésium, acides aminés ou oméga-3, accentuées par le mode de vie, peuvent favoriser une dépression.

- Qui consulter ?

Un micronutritionniste. Vous obtiendrez ses coordonnées en contactant le site de l'Institut européen de diététique et de micronutrition (infos sur Iedm.asso.fr).

- La méthode

En s'appuyant sur divers questionnaires et sur un bilan sanguin plus ou moins détaillé, le praticien va recommander des changements alimentaires et prescrire des suppléments adaptés pour pallier les éventuelles carences. Chaque cas étant particulier, il est impossible de donner davantage de détails et la prescription est établie au cas par cas.

- Combien ça coûte ?

Si le thérapeute est médecin, la consultation sera prise en charge par l'Assurance maladie. Par contre, les bilans biologiques destinés à identifier les carences ne sont pas remboursés. Ils peuvent dans certains cas coûter jusqu'à 200 euros.

Luminothérapie : Se soigner grâce à la lumière

Quand les troubles dépressifs surviennent chaque année à la même période, notamment à l'automne, on parle de troubles affectifs saisonniers.

- La méthode

Une exposition matinale quotidienne de trente minutes à un appareil de luminothérapie permet une amélioration des symptômes, dès le quatrième jour. Bonne nouvelle : d'après des recherches récentes, la luminothérapie agirait aussi sur la dépression non saisonnière.

- Combien ça coûte ?

Pour un appareil de luminothérapie satisfaisant aux normes françaises ou européennes, il faut compter entre 150 et 300 euros.

- Qui consulter ?

Le médecin traitant ou un psychiatre sont compétents. Avant d'investir dans un tel équipement, il faut en parler avec un médecin afin de confirmer le diagnostic de trouble affectif saisonnier et s'assurer que l'on ne présente pas de contre-indication.

Thérapie comportementale et cognitive : Se soigner en modifiant sa perception des choses

On peut, à un moment de sa vie, souffrir de pensées dévalorisantes qui engendrent de la souffrance (« Tout va mal », « Je suis nulle », « Personne ne m'aime »...). La thérapie comportementale et cognitive (TCC) va aider à modifier cette vision déformée des choses.

- Qui consulter ?

Un psychologue ou un psychiatre formé à la TCC. Vous trouverez leurs coordonnées sur Aftcc.org, le site de l'Association française de thérapie comportementale et cognitive.

- La méthode

Plus concrète que la psychanalyse, la TCC ne cherche pas à explorer le passé. Le thérapeute aide son patient à identifier les automatismes négatifs à l'origine de son mal-être puis lui propose des outils pour le conforter à changer la façon dont il vit les situations qui lui posent problèmes. Cela passe par la relaxation, des exercices d'affirmation de soi...

- Combien ça coûte ?

De 30 à plus de 100 euros la séance, en fonction du praticien. Si celui-ci est psychiatre, l'Assurance maladie remboursera une partie des frais. Certaines mutuelles peuvent aussi intervenir, que le praticien soit psychologue ou psychiatre.

Phytothérapie : Se soigner avec les plantes

La dépression s'explique par la destruction et le manque de synthèse (fabrication) de certains neuromédiateurs cérébraux. Alors que les traitements chimiques agissent sur leur destruction, la phytothérapie intervient sur les deux plans, d'où sa plus grande efficacité en cas de dépression légère à modérée.

- Qui consulter ?

Un phytothérapeute. Vous obtiendrez ses coordonnées en consultant le site de l'Institut européen des substances végétales (infos sur Iesv.org).

- La méthode

Longtemps, on a pensé que seul le millepertuis agissait sur les troubles de l'humeur. Son utilisation a, certes, toujours un intérêt, mais d'autres plantes sont efficaces : curcuma, safran, rhodiole, griffonia... Le thérapeute propose, en général, une cure de six mois (en gélules ou en comprimés).

- Combien ça coûte ?

De 50 à plus de 100 euros la séance, en fonction du praticien. Si celui-ci est médecin, l'Assurance maladie remboursera une partie des frais. Quelques mutuelles peuvent couvrir le reste des dépenses. Certaines spécialités de phytothérapie, prescrites sur ordonnance, peuvent être prises en charge.

*Auteur de Soigner sa tête sans médicaments... ou presque, coll. Poche Santé, éd. Marabout, 6,50 €.

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