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Excès de cholestérol : Quels sont vraiment les risques?

Femme cuisinant

Depuis quelques années, certains spécialistes remettent en doute la dangerosité de l'excès de cholestérol et l'intérêt des traitements pour le combattre. Mais qu'est-ce que le cholestérol et quels sont ses effets ?

Près d'un Français sur quatre souffre d'hypercholestérolémie, c'est le nom savant pour désigner l'excès de cholestérol dans le sang et c'est surtout un important facteur de risque cardiovasculaire ! Rappelons que les maladies cardiovasculaires sont responsables de près d'un décès sur trois chez les femmes en France en plus d'être la première cause de handicaps. Une bonne nouvelle toutefois : on peut facilement éloigner la menace.

Pour bien fonctionner, le corps a besoin de gras

Sachez tout d'abord que le cholestérol est un corps gras, un lipide, dont notre corps a besoin pour bien fonctionner. Et pour circuler à l'intérieur de l'organisme, ce lipide se fait véhiculer par des lipoprotéines. D'un côté, les lipoprotéines de basse densité (LDL) le transportent du foie vers les tissus. Si ces LDL sont produites en trop grand nombre par le foie, tout le cholestérol qu'elles emportent ne pourra être "consommé" par les cellules et finira par s'accumuler sur les parois artérielles.

Au fil des ans, ces dépôts réduisent le calibre des artères, le sang passe de plus en plus difficilement et des caillots peuvent se former. Avec, à la clé, des risques d'infarctus du myocarde, d'AVC, d'artérite des membres inférieurs... Voilà pourquoi le cholestérol-LDL est aussi appelé « mauvais cholestérol ». A l'inverse, les lipoprotéines de haute densité (HDL) ramènent le cholestérol des tissus vers le foie, qui va l'éliminer. Donc, plus elles sont nombreuses, moins il s'accumule dans les parois artérielles. Voilà pourquoi le cholestérol-HDL est considéré comme du « bon cholestérol ».

Le taux de cholestérol se mesure dans le sang

L'excès de cholestérol ne se traduit pas forcément par un surpoids. La seule façon d'être fixé est de faire un dosage sanguin à jeûn au moins une fois tous les cinq ans. Le taux de cholestérol total considéré comme normal varie en fonction du profil de chacun. Mais d'une manière générale, il doit être inférieur à 2 g par litre de sang. Concernant le taux de cholestérol-LDL (le mauvais cholestérol), là-aussi, la norme tolérée varie en fonction de plusieurs paramètres.

Par exemple, pour les personnes à haut risque d'accident cardio-vasculaire (tabagisme, diabète, hypertension artérielle...), le cholestérol-LDL doit être inférieur à 1 g par litre, voire encore moins pour ceux qui ont déjà été victime de ce type d'accident. Alors que pour les personnes à bas risque, une femme jeune sans aucun facteur de risque par exemple, on peut tolérer jusqu'à 1,90 g par litre avant de prescrire des médicaments. Enfin, le cholestérol-HDL (le bon cholestérol) doit être supérieur à 0,55 g par litre pour les femmes et 0,45 g par litre pour les hommes.

L'assiette idéale ? Un bon régime méditerranéen

Modifier le contenu de son assiette permet de faire baisser son taux de mauvais cholestérol de 10 à 20 %. Rassurez-vous, la cuisine anti-cholestérol n'a rien de morose. Bien sûr, il faut diminuer les apports en viande, en œufs, en fromage et en matières grasses d'origine animale (beurre, crème...), au profit du poisson, des légumes secs, des huiles végétales... En deux mots, il faut favoriser le régime méditerranéen ! Sans oublier, en parallèle, de bouger davantage : il a été démontré que les personnes pratiquant une activité physique modérée avaient 5 % de mauvais cholestérol de moins que les personnes sédentaires. Enfin, les compléments alimentaires type levure rouge de riz, phytostérols (des graisses végétales surtout présentes dans les noix ou les graines) ou omégas 3 peuvent renforcer ces mesures hygiéno-diététiques. Mais ils ne remplaceront jamais un régime approprié, pas plus qu'ils ne peuvent se substituer à de vrais médicaments.

Parfois, il faut passer par la case médicaments

Quand un changement dans les habitudes de vie ne parvient pas à faire baisser un taux de cholestérol important, il est nécessaire de traiter. Les statines (Tahor, Crestor, Zocor...) donnent de très bons résultats, puisqu'elles peuvent le faire diminuer de moitié. Et ainsi réduire d'environ 30 % le risque de faire un infarctus du myocarde ou un AVC. Alors pourquoi ces molécules ont-elles si mauvaise réputation ? Parce qu'elles ont été victimes de leur succès. Quand elles sont apparues sur le marché, leur effet était si spectaculaire que certains médecins en ont prescrit plus que de raison. Or comme tout médicament, les statines peuvent provoquer des effets secondaires, notamment des douleurs musculaires. L'intensité de ces troubles étant très liée aux doses employées, médecins et patients essayent d'ajuster au mieux le traitement pour une efficacité/tolérance maximale.

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