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Faut-il avoir peur des drones ?

Drone

Atteinte à la vie privée, manque de sécurité... Les drones sont l'objet de beaucoup de craintes. Mais qu'en est-il vraiment ?

De l'anglais « faux bourdon », le drone est un aéronef télécommandé qui vole sans pilote.

Conçu à l'origine pour des usages militaires, afin de mener des missions de reconnaissance et de renseignement grâce à ses caméras embarquées, cet appareil est de plus en plus utilisé dans le domaine civil. De nombreux professionnels y ont vu une opportunité pour leurs travaux : photographes, cartographes, archéologues, agriculteurs (surveillance des parcelles)... Plus récemment, la SNCF a décidé de s'en servir pour inspecter les voies ferrées et EDF son réseau électrique. Les forces de l'ordre envisagent aussi d'en utiliser pour certaines missions de sécurité civile, de maintien de l'ordre ou dans la lutte contre des actes de malveillance.

Il y a drone et drone

Le terme drone regroupe une grande variété de produits très différents. Du jouet disponible en ligne et dans de nombreux commerces (et non équipé d'appareils de prises de vues) aux systèmes réservés aux professionnels, les modèles et les prix varient considérablement. Si n'importe quel particulier peut acheter un drone dans un magasin d'aéromodélisme ou de jouets (de moins de 50 euros à 1 000 euros), il s'agit de petits modèles dont l'usage est très limité, d'une part en autonomie (moins de 20 minutes), d'autre part en qualité d'image, peu exploitable (même à 1 000 euros).

La difficulté est ensuite de savoir le piloter. Pour cela, il faut soit prendre des cours de pilotage, soit demander à une société spécialisée de le manipuler pour vous. Pour acquérir des modèles plus gros, il faut être un professionnel agréé (plus d'infos ici).

La réglementation côté privé

On leur reproche de porter atteinte à la vie privée, car ils peuvent filmer ou photographier les lieux qu'ils survolent grâce à des caméras ou des appareils photo embarquées. C'est pourquoi une réglementation stricte encadre leur usage (la France est le premier pays au monde à avoir légiféré). Coté vie privée, peu de risques de voir des images captées et diffusées à votre insu, car l'usage des drones civils équipés de capteurs est strictement réservé aux professionnels (infos ici). Les particuliers qui y contreviendraient risquent des condamnations. C'est ce qui est arrivé à un lycéen, condamné en 2014 à 400 euros d'amende pour « mise en danger de la vie d'autrui et non-respect de la réglementation aérienne » : il avait équipé un drone d'une caméra pour filmer Nancy sans demander d'autorisation.

La réglementation côté sécurité

Elle interdit leur usage en zones peuplées, donc au-dessus des villes. Sur l'éventualité d'une collision entre un drone civil et un avion de ligne, le risque est faible. D'abord, le vol à proximité des aéroports est tout simplement... prohibé. Et, dans les affaires de vols illégaux au-dessus de ces zones, seuls de petits engins avaient été utilisés, pas plus dangereux qu'un oiseau.

Les règles de bases

- Un drone de loisir ne peut être utilisé que de jour à une hauteur maximale de 150 m d'altitude (et dans le champ de vision du télépilote).

- Le survol des personnes ou des espaces publics est interdit, tout comme celui des sites sensibles tels que les hôpitaux, les prisons, les centrales nucléaires et les aéroports.

Pour plus d'infos, consultez le site du gouvernement.

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1 commentaire(s)
Fred - Le 21/07 à 08:27

Le survol des espaces publics EN AGGLOMERATION est interdit, pas le survol des espaces publics tout court. Ce n'est pas la même chose...

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Commentaire(s) : 1