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Faut-il donner des cours particuliers aux enfants ?

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Peu après la rentrée des classes, se pose souvent la question des cours particuliers. Une tendance qui ne cesse d’accroître en raison notamment des programmes scolaires lourds et du manque de suivi qui font capituler bon nombre d’élèves. Inquiets et désoeuvrés face aux devoirs non faits et aux mauvaises notes, les parents sont de plus en plus nombreux à tenter l’expérience. Aujourd’hui, ils ne sont pas loin de 20% à avoir eu recours au moins une fois à cette méthode durant la scolarité de leurs enfants. Cependant, certains restent sceptiques. Les cours particuliers représentent-ils une aide efficace ? Et quelle est la meilleure façon de les aborder ? Nous vous aidons à y voir plus clair.

Les matières les plus demandées :
- Sans surprise, les matières les plus demandées sont en premier lieu les mathématiques et la physique-chimie : l’engouement au lycée pour la section S en est la principale explication. Certains parents, soucieux de réussite, ont tendance à pousser leurs enfants vers un baccalauréat scientifique même si ces derniers rencontrent des difficultés dans les différentes disciplines au programme. Il en résulte des moyennes trimestrielles souvent médiocres qui nécessitent une aide extra-scolaire.
- Vient ensuite le français : en classe de 1ère, le bac français, avec ses textes multiples à réviser, effraie un peu. De la sorte, préparation et méthodologie semblent indispensables, à l’écrit comme à l’oral.
- Enfin, l’anglais vient compléter ce palmarès puisqu’être bilingue se révèle aujourd’hui de plus en plus important au sein de la vie professionnelle.

Le bon moment :
Les parents peuvent être excessifs : si certains se ruent sur les professeurs avant même la rentrée, d’autres, au contraire, attendent juin et les examens pour prendre conscience du niveau de leur enfant. Dans les deux cas, la prise de cours possède peu de valeur ajoutée. Il est préférable de percevoir le bon moment dans l’année pour débuter le travail. En d’autres termes, il ne faut pas que ce soit un automatisme ni une solution désespérée. Attendez de voir les premiers résultats tomber. Plus important encore, distinguez si la matière qui met votre enfant en difficulté est vraiment nécessaire en cours particulier (par exemple, des cours de mathématiques de façon acharnée si le lycéen est en section littéraire ne seront pas forcément très utiles).
Parfois, c’est l’élève qui sent un basculement et est demandeur : c’est le meilleur schéma possible car l’enfant prend alors conscience de ses difficultés et souhaite y remédier.

Le choix du professeur :
Il existe plusieurs catégories de professeurs particuliers :
- Le professeur indépendant étudiant (jeune et dont les cours lui servent de première expérience professionnelle) peut tout autant apporter un soutien extra-scolaire que se spécialiser dans une matière définie. Veillez à bien détailler son CV lors du premier entretien et connaître les études qu’il effectue afin de l’employer pour les bonnes compétences. Quant à la rémunération, de 20 à 25 € l’heure, il est préférable pour lui comme pour vous de passer par le CESU (chèque emploi service universel).
- Le professeur diplômé d’état exerce déjà son activité de professeur dans un établissement et possède, de fait, une expérience de l’enseignement sur le terrain. Habitué à gérer des classes d’une trentaine d’élèves, il maîtrisera les programmes scolaires et aura un champ de connaissances relativement large. Il est intéressant pour ses compétences et sa maturité. Pour la rémunération, comptez en général de 30 à 50 € voire davantage, en fonction des diplômes et du niveau d’enseignement de la personne. Il s’agit souvent de cours payés de la main à la main, en extra de son métier.

Ces modèles, bien que très différents, sont tous deux valables. Si les parents ont tendance à opter pour le professeur diplômé d’état en raison de son savoir, il faut également prendre en compte la pédagogie : l’élève n’aura peut-être pas envie de se retrouver dans un schéma et une rigueur similaires au contexte scolaire. Les adultes autoritaires peuvent intimider là où l’étudiant mettra l’enfant à l’aise. Son jeune âge, son attitude plus décontractée peuvent être un réel atout pour donner envie de travailler. Il faut donc composer en fonction du caractère de votre enfant afin de lui attribuer un schéma dans lequel il ne se braquera pas. L’entente élève/professeur est en effet essentielle, sans quoi les cours ne servent à rien.

Les organismes, pour ou contre ?
Acadomia, Anacours, Bordas, Complétude, Cours Legendre… Nombreux sont les organismes qui proposent des cours à domicile.

Les points positifs :
Les organismes misent beaucoup sur la méthodologie et offrent ainsi un enseignement méticuleux à base de fiches qui suit le programme à la lettre. Rien n’est laissé au hasard et les professeurs, recrutés avec sérieux, rassurent les parents. De plus, les formules proposées sont multiples : elles permettent à l’enfant d’être soit en cours particulier, soit en cours collectif, en fonction de son caractère et de son mode d’apprentissage. Cela lui permet une adaptation plus sereine.

Les points négatifs :
Le fonctionnement très mécanique des cours peut aussi bien être un atout que desservir l’enseignement extra-scolaire: tout y est rigoureux et très orchestré. Or certains enfants sortent des sentiers battus et ont besoin d’une prise en main différente. Par ailleurs, les stages intensifs proposés durant les vacances et très sollicités par les parents sont parfois un vrai facteur de stress.

Comptez une quarantaine d’euros l’heure pour chaque cours en organisme et n’oubliez pas l’aspect humain ! Certains organismes embauchent des étudiants, d’autres des professeurs diplômés : encore une fois, il s’agit d’une décision qui se prend en famille et s’adapte au fil de l’année scolaire en fonction des résultats et du ressenti de votre enfant.

Quid des résultats ?
Il ne faut pas s’attendre à un miracle. Ceux qui réussissent sont en général des élèves moyens qui ont simplement besoin d’un coup de pouce. Le bilan mitigé révèle effectivement les mêmes failles qu’à l’école : les élèves studieux et/ou demandeurs travaillent d’eux-mêmes en cours particuliers tandis que les plus à la traîne témoignent moins d’intérêt en raison de leurs lacunes de base. Par ailleurs, si les cours sont « forcés » par les parents, il y a des risques que cela ne mène nulle part. L’enfant ne fera aucun effort et verra la chose comme une contrainte supplémentaire. Le dialogue est donc impératif avant de se précipiter. Il faut tomber d’un commun accord et insister également sur l’aspect payant de ces cours qui représentent un effort pour vous.

Pour les plus grands (lycée), responsabilisez-les en les poussant à organiser eux-mêmes les heures de travail avec leur professeur. Mêlez-vous le moins possible de ce qui se passe durant ces cours, quitte à appeler le professeur ensuite pour dresser une synthèse. Enfin si votre enfant est en vraie difficulté scolaire, il faudra plutôt vous orienter vers d’autres solutions et en parler à l’école ou auprès d’un spécialiste (psychologue, orthophoniste…).

Au final, les cours particuliers ne sont pas la réponse à tout et ne conviennent pas à tous types d’élèves. Néanmoins, ils peuvent être une aide appréciable qui permettra à un enfant motivé qui peine dans une matière de se remettre d’aplomb et voir ses résultats s’améliorer. Un bon point pour la confiance en soi et une nouvelle façon, moins rébarbative, d'appréhender la scolarité !

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