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Hygiène intime, démêlons le vrai du faux

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Le besoin de nous sentir propres et fraîches nous pousse parfois à en faire un peu trop. Le point sur les bons réflexes... et les gestes à oublier, avec l'aide de notre spécialiste.

Une bonne hygiène intime, c'est celle qui vous met à l'abri des irritations et des mycoses, y compris durant les périodes à risques comme les règles, la grossesse ou encore la ménopause. Elle se cantonne à la zone vulvaire, la cavité vaginale « s'autonettoyant » naturellement. Et elle se pratique une à deux fois par jour avec des produits adaptés. Explications plus détaillées avec le docteur Jean-Marc Bohbot, infectiologue et directeur médical de l'Institut Fournier à Paris.

Rien ne vaut le savon de Marseille

Faux

Même le plus authentique des savons de Marseille présente un pH trop alcalin pour les muqueuses et va avoir tendance à décaper le film hydrolipidique qui les protège. Desséchées, elles vont donc être plus sensibles aux irritations. Il en va de même pour les gels douche. Mieux vaut utiliser un produit spécifiquement destiné à la toilette intime, avec un pH compris entre 4,8 et 8. Si vous êtes sujette aux mycoses à répétition, vous opterez plutôt pour un produit d'hygiène intime au pH compris entre 7 et 9. Le pharmacien saura vous conseiller. Que ces soins se présentent sous forme de savon liquide ou de pain dermatologique, peu importe. Mais prenez toujours soin de vous laver d'avant en arrière, pour éviter une auto contamination du vagin ou de l'urètre par les germes intestinaux. Et utilisez votre main plutôt qu'un gant : c'est un véritable nid à microbes ! Ou alors changez-en après chaque toilette. Dernière précaution : prenez toujours le temps de bien rincer et de bien vous sécher, sans frotter.

Se rincer à l'eau seule ne suffit pas

Vrai

L'eau seule n'élimine pas les débris microbiens et cellulaires. Pire, elle altère le film hydrolipidique qui protège la peau et les muqueuses, avec à la clé de l'inconfort et une plus grande vulnérabilité aux infections. Mieux vaut donc toujours avoir à portée de la main des lingettes intimes. Mais attention : même si elles sont formulées pour respecter le pH de la peau, elles sont réservées à un usage ponctuel.

Il faut faire sa toilette après chaque rapport sexuel

Faux

La toilette intime n'a rien d'obligatoire, tout est une question de confort personnel. Si vous préférez vous laver, procédez de la même façon que d'habitude, ne faites surtout pas de douche vaginale : vous détruiriez sa flore protectrice et vous augmenteriez les risques d'infection. Et n'excédez pas une à deux toilettes dans la journée. En revanche, adoptez le bon réflexe d'aller faire pipi après les câlins: cela limite le risque de présence des germes à l'origine des cystites dans l'appareil urinaire.

Les règles obligent à se laver plus souvent

Vrai Faux

Si vous en ressentez le besoin, vous pouvez vous laver deux fois par jour pendant vos règles. Mais pas davantage ! Votre épiderme est probablement déjà irrité par les frottements des serviettes, inutile de le sensibiliser encore plus avec des savonnages répétés. Concernant l'odeur spécifique du sang, quand il sort de votre utérus et entre en contact avec votre flore vaginale, il n'y a rien de spécial à faire. Si ce n'est changer plus souvent de protection si cela vous incommode. Un bémol toutefois : une odeur particulièrement intense peut être due à un oubli de tampon ! Il faut alors le retirer et consulter un gynécologue sans tarder, afin de mettre en place un traitement antiseptique adapté.

Les pertes sont dues à un manque d'hygiène

Faux

Des pertes incolores et inodores qui ne s'accompagnent d'aucun autre symptôme sont tout à fait naturelles. Elles connaissent généralement un petit pic en milieu de cycle, au moment de l'ovulation, et peuvent être plus abondantes pendant la puberté, la grossesse et la préménopause. Au fil des années, la verticalisation progressive et naturelle du vagin explique également des pertes plus importantes. Des toilettes plus fréquentes n'y changeront rien. Au contraire, en déséquilibrant la flore vaginale, vous pourriez accroître les sécrétions. Quand elles sont trop abondantes, utilisez des protège-slips, mais jamais de tampon. Si elles vous gênent, parlez-en avec votre gynécologue. Suivant leur origine, il est possible de les réduire. Et si elles sont colorées et/ou malodorantes, consultez rapidement, car c'est le signe d'une infection.

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