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Jardiner dans les espaces publics: les règles à respecter

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De plus en plus de mairies proposent aux citadins des lieux où exercer leur passion du jardinage. En pratique, comment cela se passe-t-il ?

Faire pousser des tomates ou planter des fleurs en pleine rue est désormais possible grâce au permis de végétaliser, proposé dans de nombreuses communes. C'est le cas à Bordeaux, Grenoble, Le Havre, Tours, Marseille, Paris et Strasbourg. La demande se fait par écrit ou sur Internet, à titre personnel ou collectif (une association de copropriétaires ou de quartier, par exemple), auprès des services techniques de la ville.

Une autorisation obligatoire

Une fois le projet validé, le demandeur reçoit une autorisation accordée pour une durée de un à trois ans reconductibles. Attention, ne plantez pas sans autorisation ! Cela serait considéré comme une privatisation de l'espace public et entraînerait une destruction des plantations, voire une amende. Après, vous pouvez semer ou planter dans des jardinières existantes, au pied d'arbres, ou dans des parterres cultivables installés pour cela. Certaines communes fournissent même des plants ou des semences. En contrepartie, vous vous engagez à planter dans les zones et à appliquer la charte de végétalisation de la ville : suivre la liste des plantations autorisées, ne pas utiliser d'engrais chimiques ou de pesticides, arroser, tailler, désherber... et partager vos récoltes.

Des fruits et des légumes, c'est possible aussi

Originaire de Todmorden, une petite ville du nord de l'Angleterre, un mouvement participatif citoyen de bien commun baptisé « Les incroyables comestibles » a réussi à s'implanter en France. Son idée est de mettre à profit les espaces publics de nos villes pour faire pousser des fruits et légumes et autres herbes aromatiques, d'en partager les récoltes jusqu'à atteindre l'autosuffisance alimentaire. En France, le mouvement s'est lancé en Alsace et plus de cinq cents villes y participent aujourd'hui. Pour savoir s'il existe une action de ce type dans votre commune, rendez-vous sur le site Lesincroyablescomestibles.fr. et A la différence du permis de végétaliser, il n'y a aucune contrainte. N'importe qui peut commencer et s'arrêter quand il le souhaite et ceux qui sèment ne sont pas forcément ceux qui récoltent. Vous pouvez vous lancer seul, en contactant l'association (contact@ lesincroyablescomestibles.fr), ou rejoindre un groupe déjà constitué près de chez vous. Il suffit d'installer un bac devant vos plantations avec le panneau « Nourriture à partager ».

Le succès des jardins partagés

Le concept des jardins ouvriers ou familiaux est également remis au goût du jour. Ainsi, de plus en plus de mairies proposent la location d'une parcelle de terre pour une somme modique, que vous pouvez cultiver comme bon vous semble. A Albi, par exemple, la ville dispose de trente-deux jardins familiaux loués huit euros par mois, eau incluse. Face au succès de ces jardins, les places sont parfois limitées et il faut alors s'inscrire sur une liste d'attente.