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Journée mondiale de lutte contre le sida : Démêlons le vrai du faux

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En 1988, l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) avait choisi la date du 1er décembre comme Journée mondiale de lutte contre le sida. Avec plus de 35 millions de personnes séropositives dans le monde, il est important de comprendre les enjeux de cette manifestation, qui a toute sa place au sein du calendrier des journées internationales. L'occasion pour Nousdeux.fr de se mobiliser et de faire le point sur les préjugés concernant le virus.

Le sida ne concerne que les homosexuels

FAUX

En France, environ 6 000 cas sont décelés chaque année, dont une grande majorité d'hétérosexuels, qui représentaient plus de la moitié des nouvelles contaminations en 2008. Même si une prédominance du virus demeure forte pour les homosexuels, le sida touche toutes les générations, les hommes comme les femmes. Malgré les campagnes de sensibilisation et l'incitation au dépistage, les personnes mal informées demeurent nombreuses et cet aspect reste trop souvent ignoré.

Les contraceptifs protègent du sida

FAUX

La pilule, les stérilets ou les implants permettent d'éviter les grossesses non désirées, mais ne protègeront jamais des infections sexuellement transmissibles, donc pas du sida. Si ce préjugé reste minoritaire, il n'en est pas moins révélateur des lacunes de nombreux jeunes et démontre l'importance de la prévention.

Les piercing et tatouages sont des facteurs de risques

VRAI

Ces pratiques, déjà à l'origine de nombreuses maladies telles que les hépatites B et C, sont également associées au risque de transmission du VIH.

Les tatouages et piercing impliquent des précautions drastiques en terme d'hygiène afin d'éviter la transmission de microbes ou autres molécules bactériennes par les aiguilles. Elles doivent être stériles et à usage unique. Les autres outils doivent impérativement être nettoyés et désinfectés. Quant au tatoueur ou perceur, il est préconisé qu'il porte des gants et qu'il utilise un antiseptique pour se laver les mains. Il est donc primordial de bien le sélectionner et de s'assurer qu'il respecte ces dispositions.

Les piqures de moustiques peuvent nous contaminer

FAUX

Les animaux, quels qu'ils soient, ne peuvent en aucun cas être porteur du VIH et ne peuvent donc pas être associés à la transmission du virus du sida. Pourtant, si l'on croit le sondage effectué en novembre 2016 par le Laboratoire Terpan*, près de 20% des personnes interrogées sont encore persuadés que la maladie peut être transmise par les moustiques. Grosse méprise ! Un moustique va aspirer le sang d'une personne et non l'injecter. De plus, le VIH ne peut être présent dans les glandes salivaires d'un moustique, car il sera préalablement détruit par son estomac. Et par-dessus tout, il ne peut rester suffisamment de sang sur la trompe de l'insecte pour qu'il y ait un quelconque risque de transmission en cas de piqure.

On peut développer le sida pendant un baiser

FAUX

Le baiser, même le plus passionnel, ne présente aucun risque de transmission, y compris en cas de plaies ou lésions dans la bouche. La salive ne peut contenir la molécule du virus et cela, même chez une personne atteinte du sida. Alors embrassez qui vous voulez !

La contamination est possible dans le cas d'injection de drogue

VRAI

Le risque d'une contamination par le VIH se trouve relativement important lorsque l'on partage ou réutilise du matériel d'injection ayant déjà servi à quelqu'un. C'est le cas pour les seringues, aiguilles, récipients, filtre, ou tampons. Il est possible que le sang d'une personne déjà atteinte par la maladie soit resté imbibé sur le matériel en question, ce qui va permettre aux molécules bactériennes de s'infiltrer dans l'organisme.

On peut l'attraper aux toilettes publiques

FAUX

3,5% des sondés par le questionnaire du Laboratoire Terpan* le croient encore ! En réalité, même si la planche des toilettes se trouve souillée - y compris de sang- il est impossible d'y contracter le sida. Tous les virus, bactéries ou autres parasites présentent une durée de vie très courte en étant hors du corps humain. Personne n'a jamais été contaminé dans ces conditions.

On peut attraper le virus en faisant don de son sang

FAUX

Les dons de sang sont prélevés avec du matériel médical destiné à usage unique, ce qui rend la transmission du sida, ou de tout autre virus impossible pour le donneur. A l'inverse, pour les malades nécessitant une transfusion sanguine, le risque de voir se reproduire la tragique affaire du sang contaminé des années 80 et 90 appartient désormais au passé. Aujourd'hui des tests biologiques sont réalisés sur chaque don de sang afin de garantir la sécurité du receveur. Grâce à ces tests, le risque de transmission du virus par transfusion, est aujourd'hui inférieur à 1 sur 2 à 8 millions.

Le VIH peut se transmettre lors de l'accouchement

VRAI

Le risque de contamination de la mère séropositive durant sa grossesse est bel et bien présent. Elle peut s'effectuer par voie sanguine ou par secrétions vaginales lors de l'accouchement. Si la mère opte pour l'allaitement, le lait maternel constitue également un risque pour l'enfant.

Heureusement, il est aujourd'hui possible de protéger le futur nouveau-né grâce à un accompagnement médical adapté aux mères atteintes du sida.

On peut guérir du sida

FAUX

Non seulement on ne guérit pas du sida, mais on en meurt encore : en 2016, on compte plus d'un million de décès. Pourtant, les jeunes d'aujourd'hui ne craignent plus le VIH. Or, même si tous ne meurent pas du sida en France, cette maladie condamne les séropositifs à suivre un traitement à vie. Plus de trente ans après l'identification du virus, il n'existe toujours aucun vaccin, ni traitement préventif : une fois notre organisme infecté, il n'y a pas de retour possible ! Il est fondamental de sensibiliser notre entourage, particulièrement les jeunes qui ne sentent pas concernés.

*Sondage réalisé par le Laboratoire Terpan, expert de la prévention, qui travaille avec les collectivités et le grand public

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