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L'algodystrophie, un mal mystérieux

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Ce syndrome survient souvent après un traumatisme ou une intervention chirurgicale. Invalidant, il peut avoir de fortes répercussions sur la qualité de vie. Ce qu'il faut savoir.

Pour Corine, tout a commencé après une entorse. Pour Edna, les douleurs se sont installées à la suite d'une intervention sur un kyste à la main. De quel trouble parle-t-on ? De l'algodystrophie, connue aussi sous le nom de syndrome douloureux régional complexe de type 1 (SDRC). Parce que ses causes et ses symptômes sont très variables et les examens pas toujours révélateurs, trop de patients entendent encore de la part du corps médical : « C'est dans votre tête. » Leur souffrance est pourtant bien réelle.

Des brûlures suivies d'une perte de mobilité

L'algodystrophie se caractérise par des douleurs intenses s'apparentant à des brûlures. Elles sont disproportionnées, en termes d'intensité et de durée, par rapport à leur cause initiale, qu'il s'agisse d'une entorse ou d'une opération chirurgicale. Elles concernent généralement un membre, voire un segment limité de ce membre (pied, poignet, coude...). Ces douleurs s'accompagnent d'œdèmes : la peau rougit, chauffe, s'affine, brille et transpire. Cette phase inflammatoire, dite « chaude », dure plusieurs mois. Elle est suivie d'une phase « froide », moins douloureuse, mais synonyme d'une perte de mobilité de la zone touchée. Il faut souligner que l'algodystrophie provoque également une décalcification osseuse.

De l'importance de traiter au plus tôt

Tout le monde peut être touché, y compris les enfants, mais l'âge moyen du diagnostic est de 42 ans. Il n'existe aucun facteur de risque identifié à ce jour. Il semblerait toutefois que la maladie concerne trois fois plus les femmes que les hommes.Sans traitement, l'algodystrophie peut mettre des années avant de se faire oublier. Et, même lorsqu'il n'y a plus de symptôme, on ne peut pas parler de guérison, mais seulement de rémission. A l'inverse, plus le traitement est mis en place tôt, plus il donnera de résultats et permettra d'éviter d'éventuelles complications. Qui consulter ? Son médecin traitant, bien entendu. Peut-être sera-t-il démuni face à ce syndrome encore peu reconnu. Les neurologues et les équipes intervenant en centre antidouleur ont eux aussi leur rôle à jouer.

Une prise en charge globale pour en sortir

Le traitement de l'algodystrophie repose sur l'association de plusieurs approches thérapeutiques.

Les médicaments (antidépresseurs, anti-inflammatoires, vasodilatateurs, opioïdes) peuvent donner de bons résultats. Mais ils doivent souvent être associés à une prise en charge physiologique douce, menée par un kinésithérapeute habitué à ce syndrome. Par ailleurs, tous les soins de relaxation peuvent apporter du réconfort aux patients. Quand cela ne suffit pas, les médecins recourent à d'autres techniques, comme les injections d'anesthésiant ou de botox intramusculaire, ou encore la neuros-timulation de la moelle épinière.

Merci à... Corine Cliquet, présidente de Thera Wanka, et Isabelle Enault Legigan, kinésithérapeute.

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