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Les jobs d'été en question

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Votre enfant envisage de travailler en juillet ou en août ? Attention, le travail des jeunes est encadré. Voici ce qu'il faut savoir.

Les petits boulots d'été sont souvent un pas vers l'autonomie pour nos enfants. Ils leur permettent d'acquérir une première expérience du monde du travail et de gagner un peu d'argent, tout en posant les fondations de leur CV. Quelques éléments juridiques sont à assimiler avant de se lancer.

A partir de quel âge ?

Dès 14 ans, il est possible de travailler, à condition que l'employeur ait obtenu l'autorisation de l'inspection du travail et celle des parents qui devront cosigner le contrat de travail. Les travaux concernés sont, en général, de petites tâches auprès des particuliers (baby-sitting, jardinage, garde d'animaux...) ou dans le commerce (nettoyage, tri, rangement...). A partir de 16 ans, les jeunes peuvent travailler chez des commerçants, dans l'agriculture (récolte des fruits et légumes), sur les marchés et dans la restauration (serveur, livreur...). A partir de 17 ans, il est possible d'être animateur et d'encadrer des enfants. Il faut alors passer le Bafa (Brevet d'aptitude aux fonctions d'animateur d'accueil collectif de mineurs). Les moins de 18 ans ne peuvent pas travailler plus de la moitié des vacances. Donc, en été, un mois maximum.

Avec quel contrat ?

Le jeune doit obligatoirement signer un contrat à durée déterminée (CDD), conclu par écrit, qui précise le motif de recrutement (remplacement d'un salarié absent, activité saisonnière...), la durée du contrat, les horaires et la rémunération. Il doit être payé au minimum au Smic*, mais la rémunération peut être minorée de 20 % pour les mineurs âgés de 14 a 16 ans, et de 10 % pour ceux âgés de 17 et 18 ans. Le contrat doit lui être remis dans les deux jours suivant l'embauche. S'il effectue une activité de service auprès d'un particulier (baby-sitting, bricolage...), il peut être payé en chèque emploi service universel. Dans ce cas, la rédaction d'un contrat n'est pas nécessaire, à condition de ne pas travailler plus de huit heures par semaine. Dans tous les cas, à la fin du contrat, il recevra un bulletin de salaire qui lui servira pour faire valoir ses droits à la retraite.

Pour quels horaires ?

S'il est mineur, la durée du travail est très encadrée. Jusqu'à l'âge de 16 ans, il ne peut pas travailler plus de sept heures par jour, et après 16 ans, huit heures par jour. Les plus de 16 ans peuvent effectuer des heures supplémentaires dans la limite de cinq heures hebdomadaires, sous réserve de l'accord de l'inspecteur et du médecin du travail. Le travail de nuit est interdit à partir de 20 heures pour les 14-15 ans et à partir de 22 heures pour les 16-17 ans.

* Depuis le 1 janvier 2017, le montant du Smic horaire brut est fixé à 9,76 € soit 1 480,27 € brut par mois, sur la base de 35 heures par semaine .

Faut-il déclarer ce salaire aux impôts ?

Les salaires des jeunes de moins de 26 ans, qui effectuent de petits boulots, sont exonérés d'impôt dans la limite de 4 400 € par an. Les parents ne devront donc mentionner, lors de leur déclaration de revenus de l'année 2016 (remplie en 2017), que les sommes qui excèdent ce montant. Quant aux stages rémunérés, le montant de l'exonération annuelle est de 17 599 €.

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