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Médicaments sans ordonnance : Sont-ils vraiment efficaces ?

Pharmacie

Comme trois Français sur quatre, vous avez recours à l'automédication pour soigner vos petits soucis digestifs et de légers maux de tête ? Pourquoi pas, à condition de respecter quelques précautions.

Une vaste enquête menée par le magazine 60 millions de consommateurs sur les médicaments vendus sans ordonnance a beaucoup fait parler d'elle en décembre 2015. Et alarmé toutes celles et ceux qui se soignent régulièrement seuls, sans passer par la case médecin traitant. D'après le magazine, beaucoup des produits disponibles en pharmacie sans prescription médicale seraient en effet inefficaces. Certains seraient même dangereux ! Mais ne nous affolons pas. Il est tout à fait possible de se soigner seul en toute sécurité. A condition de consulter impérativement si vous ne constatez pas d'amélioration au bout de quarante-huit heures. Et de ne pas hésiter à demander conseil à son pharmacien. Bien sûr, comme partout, certains ont tendance à vouloir vendre à tout prix. N'hésitez pas alors à changer d'officine, au besoin en faisant marcher le bouche-à-oreille, afin de trouver le praticien avec qui vous vous sentirez vraiment en confiance.

Oui au paracétamol

Premier commandement en cas de fièvre ou de douleurs légères : mieux vaut prendre du paracétamol, car il présente très peu de contre-indications. Seuls les patients âgés ou en insuffisance hépatique doivent faire preuve de vigilance. Le recours à l'ibuprofène et aux anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), tels que l'aspirine, demande beaucoup plus de précautions. Ces spécialités peuvent en effet entraîner des maux d'estomac et sont d'ailleurs contre-indiquées en cas d'antécédents d'ulcères. Elles sont incompatibles avec certains autres médicaments, notamment les anticoagulants. Et elles sont formellement contre-indiquées à partir du sixième mois de grossesse.

Gare aux plantes

Même si elles sont qualifiées de «médecines douces», la phytothérapie et l'aromathérapie reposent sur des substances très actives. Leur utilisation, sous forme de gélules, de tisanes ou d'huiles essentielles, nécessite donc elle-aussi des précautions. C'est notamment le cas du millepertuis, souvent recommandé en cas de petits coups de blues : il peut favoriser l'apparition de taches brunes si on s'expose au soleil pendant la durée du traitement, annuler l'effet des contraceptifs oraux ou des antiviraux... Attention par ailleurs à ne pas multiplier les compléments alimentaires. Un surdosage en bêtacarotène pour préparer sa peau au soleil augmente par exemple les risques de cancer chez les fumeurs. Gare aussi aux vitamines : en excès, celles des groupes C et B peuvent fatiguer les reins. Seule l'homéopathie, de par son absence totale de toxicité, peut être prise sans aucun risque et combinée avec n'importe quel autre type de traitement.

Méfiance avec Internet

Autre règle à suivre absolument si vous aimez faire vos courses à distance : interdisez-vous d'acheter des médicaments ou des compléments alimentaires en ligne, surtout s'il s'agit de sites étrangers. Les risques de contrefaçon sont bien trop élevés ! Seule exception : les sites rattachés à une pharmacie française ont, depuis début 2013, le droit de vendre des médicaments sur le Web, sous réserve d'une autorisation par l'administration et le respect de bonnes pratiques. Vous trouverez leur liste sur le site de l'Ordre national des pharmaciens. Fuyez aussi les forums où des inconnus vous expliquent qu'ils sont venus à bout de leurs problèmes grâce à telle ou telle molécule. Chaque cas est unique. Pour trouver des informations fiables, vous pouvez en revanche consulter le site des éditions Vidal.

Une armoire à pharmacie au top

Enfin, souvenez-vous que pour être sûre, une armoire à pharmacie ne doit pas seulement être hors de portée des enfants. Elle doit aussi se résumer à l'essentiel. Car les experts sont formels : plus on accumule à portée de main des spécialités d'automédication et des restes d'anciens traitements, plus les risques de surdosages et d'interactions augmentent. L'idéal ? Réserver une partie de l'armoire aux médicaments d'automédication, l'autre à ceux délivrés sur ordonnance. Surtout, conservez bien leurs emballages et leurs notices. Ils portent des indications précieuses comme la date de péremption ou le mode de conservation des médicaments entamés, les doses préconisées en fonction de l'âge ou du poids, les précautions d'emploi... Bref, c'est en respectant tous ces conseils que vous pourrez vous soigner sans courir de risque.

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