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Nash, l'hépatite qui inquiète les médecins

Nash
Nash

Une alimentation trop riche peut aussi déclencher une hépatite stéatosique non alcoolique, appelée, plus simplement, NASH. Le point sur une maladie dont la vitesse de propagation alarme les médecins.

Le foie assure des fonctions vitales. Il produit la bile qui aide à la digestion des graisses. Il stocke le glucose, les vitamines et les minéraux issus de la digestion, puis les libère dans le sang lorsque l'organisme en a besoin. Il filtre aussi les toxiques qui peuvent être absorbés en mangeant ou en buvant. Il faut absolument le maintenir en bonne santé. Ses principaux ennemis ? La surconsommation d'alcool et les hépatites virales. En France, les plus répandues sont les hépatites B et C. Mais un nouveau phénomène prend de l'ampleur, surtout dans les pays industrialisés : les hépatites liées à l'alimentation, dites NASH (Non-alcoholic steato-hepatitis) en anglais.

Quelles que soient ses causes, l'hépatite est une inflammation du foie. Quand celle-ci devient chronique, elle favorise la cirrhose, c'est-à-dire la formation de tissus fibreux empêchant le fonctionnement normal de cet organe, mais aussi le développement de cellules cancéreuses. Les patients souffrant d'hépatite stéatosique non alcoolique sont exposés aux mêmes risques. Elle est le plus souvent découverte à l'occasion d'un bilan hépatique, la maladie entraînant une augmentation du taux de transaminases ou de gamma GT (substances fabriquées par le foie) dans le sang.

Deux fois plus de personnes touchées en vingt-cinq ans

Dans la majorité des cas, la NASH est asymptomatique. Elle pourrait donc être impliquée dans la plupart des cirrhoses, autrefois considérées comme inexpliquées. Car la NASH n'est pas une nouvelle pathologie. Ce qui est inédit, c'est l'ampleur qu'elle prend au sein de la population. Le nombre de personnes concernées aurait ainsi doublé entre 1988 et 2013. Et si rien n'est fait pour inverser la tendance, les chercheurs estiment que 50% de la population pourrait souffrir de la maladie d'ici 2030 !

Le surpoids est en cause

L'ampleur de la propagation de cette hépatite est directement liée à nos nouvelles habitudes alimentaires. La meilleure des préventions et des traitements ? Une limitation drastique de la consommation de sucres rapides, notamment ceux apportés par les sodas. Il faut aussi agir sur l'excès de poids, en adoptant une alimentation équilibrée et en augmentant l'activité physique. A un stade plus avancé de la maladie, les médecins prescrivent des médicaments destinés à combattre l'insulino-résistance. Mais il faut absolument tout faire pour ne pas en arriver là.

A SAVOIR : Depuis 2010, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a fait du 28 juillet la Journée mondiale contre l'hépatite. Une façon de promouvoir la prévention, le dépistage et le traitement d'une maladie qui touche actuellement plus de 400 millions de personnes et en tue chaque année 1,5 million sur la planète.

Pour plus d'informations, consultez les sites who.int/fr et hepatites-info-service.org. Ou par téléphone au 0800.845.800.

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