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Pierre Bonte : « Je suis le père spirituel de Jean-Pierre Pernaut ! »

Pierre Bonte

Il a été l'une des stars du Petit Rapporteur et l'un des meilleurs défenseurs de la France rurale. Pierre Bonte publie Mes Petites France, une vraie déclaration d'amour à nos campagnes...

Nous deux : Vous publiez Mes Petites France. Comment est né ce nouveau livre ?

Pierre Bonte : Il est le fruit de mes rencontres aux quatre coins de France. Loin d'être désuet, le mot « provincial » est très fort. De plus en plus de gens revendiquent leur attachement à leur région. C'est une façon de retrouver l'authenticité de la France, son identité profonde.

Vous qui êtes d'origine nordiste, avez-vous vous été victime du parisianisme ambiant ?

P.B : Quand j'étais jeune, on m'a demandé de corriger mon accent car il n'était pas concevable d'avoir un accent provincial à Paris. C'était une époque où l'on essayait de faire oublier ses origines. Aujourd'hui, chacun trouve au contraire un certain réconfort à se dire normand, breton, alsacien... J'aime voir la France comme une mosaïque de régions, chacune a son caractère.

Regrettez-vous la nouvelle carte régionale ?

P.B : Ce nouveau découpage de la France est complètement incohérent. Il ne correspond pas à des réalités humaines. C'est plus un découpage politique qu'une recomposition. Rassembler des provinces pour constituer des régions administratives ne va rien changer sur le plan humain. Ces mariages forcés risquent au contraire de générer des conflits.

Quelle est l'origine de votre passion pour notre pays ?

P.B : Comme mes parents n'avaient pas de voiture, nous ne partions pas en vacances. Adolescent, je me suis rendu deux ou trois fois en Normandie, chez un oncle agriculteur. C'était toute ma connaissance du pays. Je n'ai découvert la France que lorsque je suis devenu journaliste à Europe 1, en 1956. La station a alors lancé une émission sur le milieu rural, Bonjour Monsieur le maire, et le directeur de la rédaction m'a demandé de m'en charger. Au début, je n'étais pas spécialement emballé mais en allant jour après jour, dans une commune différente, interviewer des individus, j'ai eu cette révélation pour le milieu rural. C'est vraiment un monde à part qui garde un art de vivre que les citadins ont perdu. Je me suis donné pour mission de réhabiliter ce milieu en donnant la parole à ceux qui y vivent.

Pensez-vous avoir été un précurseur pour des gens comme Jean-Pierre Pernaut, Stéphane Bern ou Patrick de Carolis ?

P.B : Tous reconnaissent que je suis leur père spirituel ! Ce que Pernaut fait au 13 Heures, c'est ce que je faisais à la radio avec Bonjour Monsieur le maire. Il a repris la formule et je suis ravi du succès de son journal.

Propos recueillis par Isaure Monfort/ Visual

Mes Petites France, de Pierre Bonte, Fayard, 20 euros

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