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Pourquoi il ne faut pas avoir peur des tatouages

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Ils sont partout. Les tatouages font désormais partie de notre vie quotidienne et avec le début de la belle saison et le retour des tee-shirts, il n’est pas rare de les découvrir sur notre voisin de palier ou encore la fille de notre meilleure amie. Jadis très mal jugés, ils représentent aujourd’hui un acte assez commun et touchent tous les âges et toutes les couches de la société. En 2015, un français sur dix serait tatoué. Même nos célébrités, de Matt Pokora à Julien Doré, ont laissé l’encre s’exprimer librement sur leurs corps. Pourtant, si certains considèrent les tatouages comme un art à part entière, il semblerait que d’autres soient plus sceptiques, voire même carrément hostiles.

Il faut dire que les clichés ont la vie longue. Le tatouage, par le passé, a été synonyme de prison, de bagne ou de personnes de mauvaise vie. Pas évident alors pour des parents d’accepter que leur progéniture cède à cet engouement. D’ailleurs, l’aspect indélébile ne rassure pas car il vient toujours en tête l’idée que l’on pourrait regretter son choix. Enfin, à force d’entendre évoquer des conditions d’hygiène parfois médiocres, un grand nombre de personnes finissent par penser que les tatouages sont dangereux et amènent des maladies graves, comme l’hépatite. Autant de propos qui prêtent à confusion et favorisent l’inquiétude.

Si l’on y regarde de plus près néanmoins, toutes ces craintes sont aujourd’hui infondées ou presque, à commencer par la notion de mauvaise vie. Loin des marins et autres bagnards, les personnes qui se font tatouer en 2015 sont en général motivées par des buts bien précis : la volonté de faire de leur corps une œuvre d’art, le besoin de marquer en eux des moments importants de leurs vies ou des objectifs à atteindre, l’appartenance à un groupe ou encore, de façon plus superficielle, l’envie de répondre à une mode. Que l’on soit d’accord ou non avec ces raisons, force est de reconnaître que le côté « gros dur » a été complètement mis de côté.

L’hygiène, quant à elle, est de plus en plus respectée. Il va de soi qu’un tatouage n’est pas à prendre à la légère mais un salon sérieux se reconnaît à quelques indices : les aiguilles sont à usage unique, le tatoueur porte des gants chirurgicaux, la peau est désinfectée avant et après la séance et l’espace pour tatouer est un lieu aux murs lavables où les animaux, la nourriture et toute autre substance de l’environnement extérieur sont interdits. Il est globalement conseillé de ne pas choisir un établissement par hasard mais de suivre le bouche-à-oreille positif ou les recommandations d’un ami. Il faut aussi savoir que les bons tatoueurs sont à l’écoute de ce que souhaite le client, prodiguent des conseils pour les soins à faire chez soi et prennent rarement en dessous de 100 euros. En suivant ces règles basiques, les risques d’avoir affaire à un charlatan sont très limités.

Mais qu’arrive-t-il si l’on ne veut plus de son tatouage ?
Il est préférable de bien réfléchir avant de se faire tatouer parce que l’effacer a un coût et aussi une douleur. Par chance, le laser et la chirurgie couramment employés se révèlent plus efficaces qu’auparavant, l’avancée technique aidant beaucoup.
Il est à noter toutefois que certaines couleurs ne partent jamais vraiment totalement. C’est pourquoi, certains optent pour la solution du recouvrement, à savoir faire un second tatouage sur le précédent pour le masquer. A chacun sa méthode, donc. Mais on ne saurait que recommander d’éviter le prénom d’un amour passager où un sigle sans grande signification qui pourrait lasser.

Vous l’aurez compris, le tatouage ne justifie pas toute cette méfiance. Le fait qu’il se soit démocratisé ces dernières années peut laisser dubitatif mais cela signifie surtout qu’il est d’avantage contrôlé et réglementé. En ce sens, il n’y a pas de raisons particulières d’en avoir peur. Il faut juste prendre le temps de la réflexion afin de ne pas faire n’importe quoi de son corps et également surveiller les adolescents qui ont tendance à se lancer tête baissée dans leur lubie du moment. Pour le reste, il demeure une décision qui doit mûrir dans l’esprit avant d’être définitive et un cap personnel à franchir. Le but est de parvenir à passer outre son image sulfureuse et accepter qu’il puisse être joli, bien réalisé et non vulgaire.

Une exposition parisienne, « Tatoueurs, Tatoués » au musée du Quai Branly, propose d’ailleurs de retracer l’historique du tatouage, de ses coutumes ancestrales à sa vision péjorative, en passant par le vif succès qu’il connaît aujourd’hui. Faute de pouvoir réconcilier tout le monde avec cet art, l’événement reste du moins une excellente façon d’aborder le sujet différemment et de le découvrir dans tous ses états, aspects culturels et esthétiques inclus, jusqu’à s’en trouver surpris.

Tout savoir sur l’exposition :
http://www.quaibranly.fr/fr/programmation/visites-guidees/visite-de-lexposition-tatoueurs-tatoues.html

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