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Vaccins, on fait le point

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Depuis cette année, un nouveau vaccin contre le zona est recommandé pour les personnes âgées. Et si on en profitait pour réviser nos connaissances en matière de vaccination ? Car être à jour, c'est primordial.

Forums, réseaux sociaux, blogs... Internet offre aujourd'hui beaucoup de ressources pour s'informer. Mais attention, toutes ne se valent pas. En ce qui concerne les sites officiels, Vaccination-info-service.fr est accessible et bien documenté. Si vous avez besoin de vaccins spécifiques pour voyager, allez sur Diplomatie.gouv.fr. Sinon, favorisez les sites qui justifient les données présentées par des références à des études médicales scientifiques, ou des articles publiés dans la presse scientifique. Méfiez-vous en revanche de ceux qui soutiennent une cause ou un groupe particulier, tout comme de ceux qui proposent des produits ou des documents à vendre. Et fuyez ceux qui véhiculent des rumeurs sur un ton inquiétant, illustrations effrayantes à l'appui.

Comment savoir si on est à jour ?

Votre carnet de vaccination permet normalement à votre médecin traitant de savoir où vous en êtes. Si vous l'avez égaré, s'il n'a pas toujours été rempli comme il aurait dû, pas d'inquiétude : il n'est pas nécessaire de tout recommencer, il suffit de reprendre la vaccination au stade où elle a été interrompue. On parle alors de rattrapage. Notez que le site Mesvaccins. net propose un questionnaire très rapide à remplir pour connaître vos recommandations vaccinales en fonction de votre âge, votre activité professionnelle, vos habitudes de vie...

Quels sont les risques encourus ?

Les études menées sur les vaccins ne montrent pas de risque plus important de développer une maladie après avoir été vacciné. Aucun effet nocif lié à la présence d'aluminium n'a par ailleurs été formellement établi. Cela étant, le vaccin est un médicament. Et comme tout médicament, il peut comporter des contre-indications et des effets secondaires ou indésirables. Mais ces effets éventuels sont beaucoup moins importants que ceux pouvant être causés par la maladie contre laquelle il protège. Sachant que le bénéfice est nettement supérieur au risque, il faut donc absolument se faire vacciner.

Où se faire vacciner ?

Votre médecin traitant n'est pas votre seul interlocuteur. Vous pouvez aussi vous rendre dans un centre de vaccination gratuit (coordonnées en mairie), dans une PMI, pour les enfants de moins de 7 ans, chez un infirmier avec l'ordonnance du médecin, chez une sage-femme, au cabinet de votre gynécologue pour certaines injections... Attention, une fois acheté, le vaccin se conserve à une température comprise entre 2 °C et 8 °C, au milieu du frigo, et pas dans la porte.

Combien ça coûte ?

Les vaccins obligatoires, ceux recommandés pour tous et ceux préconisés dans certaines situations (la varicelle pour la femme enceinte par exemple) sont remboursés à 65 % par l'Assurance maladie sur prescription médicale. Celui contre la grippe est pris en charge à 100 % pour les populations à risque (personnes de 65 ans et plus, personnes atteintes de certaines affections de longue durée, femmes enceintes...). Vo tre complémentaire santé peut éventuellement prendre en charge tout ou partie des frais qui ne sont pas remboursés par l'Assurance maladie.

Un sujet à polémique...

Le verdict est tombé il y a quelques semaines: sauf nouvelle décision de justice rendue d'ici la, le professeur Henri Joyeux sera radié de l'Ordre des médecins le ler décembre 2016.

Le Conseil de l'ordre lui reproche d'avoir lancé une pétition en ligne sur les dangers des vaccins pour les nourrissons, discréditant ainsi le mécanisme de vaccination préventive sans aucune preuve scientifique. La polémique sur les éventuels risques de l'aluminium utilisé comme adjuvant, ou sur le lien entre vaccination et sclérose en plaques ou autisme, n'est pas nouvelle. Mais elle d pris un essor alarmant ces dernières années aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et, dans une moindre proportion, en France. Selon deux études d'opinion menées par l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (appelée aujourd'hui Santé publique France), seuls 61,5 % des Français avaient une opinion favorable de la vaccination en 2010, contre 90 % en 2005. Et le Haut Conseil de la Santé publique s'inquiète de cette méfiance grandissante : certaines pathologies réapparaissent en effet automatiquement dès que la proportion de personnes vaccinées diminue. Or suivre les recommandations, c'est un moyen de défense efficace contre les maladies infectieuses, mais c'est aussi un geste citoyen.

Quelles injections pour qui ?

Le calendrier vaccinal est complexe. Certaines recommandations ne s'appliquent qu'à des personnes exposées à des risques particuliers, de par leur métier, leurs antécédents médicaux, leurs voyages... Mieux vaut donc faire le point avec un médecin. En attendant, voici un aperçu des principaux vaccins recommandés aux adultes.

Pour tous

Contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite (DT-Polio) : il est obligatoire chez le jeune enfant. Pour se souvenir plus facilement du moment des prochains rappels DT-Polio, ils se font désormais à âge fixe et sont recommandés à 25 ans, 45 ans et 65 ans, puis tous les dix ans.

Pour les plus de 65 ans

Contre la grippe. Parce que, passé cet âge, elle peut être source de graves complications, voire de décès, il est recommandé de se fa ire vacciner chaque année contre la grippe.

Contre les infections invasives à pneumocoque. Avec l'âge, l'organisme se défend moins bien contre le pneumocoque, une bactérie responsable de 130 000 pneumonies chaque année et de plus de 5 000 décès. Le vaccin est donc recommandé aux adultes immunodéprimés ou souffrant d'insuffisance cardiaque, respiratoire ou rénale, de diabète non équilibré...

Contre le zona. La vaccination est recommandée chez les personnes âgées de 65 à 74 ans inclus. Chez elles, cette maladie virale provoquée par le virus VZV (varicelle-zona virus) peut en effet provoquer de fortes douleurs, souvent invalidantes car pouvant persister très longtemps.

Pour ceux qui projettent d'avoir un enfant

Contre la coqueluche. Le rappel coqueluche est recommandé pour tous à 25 ans. Par ailleurs, quel que soit l'âge, il est préconisé pour les futurs parents et l'entourage des nourrissons de moins de 6 mois (fratrie, grands-parents, nounou...). La vaccination des proches diminue le risque pour les nouveau-nés d'attraper la coqueluche, à un âge où ils ne sont pas ou incomplètement protégés par leur propre vaccination, qui ne peut débuter qu'à l'âge de 2 mois. Cette stratégie de protection indirecte s'appelle le cocooning. La vaccination est à nouveau recommandée à l'entourage des nourrissons à l'occasion d'une nouvelle grossesse, si le dernier rappel date de plus de dix ans.

Contre la rubéole. Si vous n'avez jamais eu la rubéole ou n'avez pas eu le vaccin rougeole-oreillons-rubéole, il est important de vous faire vacciner au moins deux mois avant de tomber enceinte. Si elle est contractée durant la grossesse, cette maladie habituellement infantile peut en effet entraîner de graves malformations chez le fœtus.

Contre la varicelle. Il est désormais recommandé aux femmes qui sont en âge de procréer et n'ayant jamais contracté cette maladie, habituellement infantile, de se faire vacciner.

Merci au docteur Daniel Lévy-Bruhl, épidémiologiste, responsable d'unité à la direction des maladies infectieuses de l'agence Santé publique France (anciennement Institut de veille sanitaire) .

Paludisme, ebola, alzheimer...La recherche avance

Un vaccin permettant de protéger contre 30 % des formes graves du paludisme a reçu, cette année, un avis favorable de l'Agence européenne du médicament. Il devrait donc être très bientôt commercialisé. Un vaccin contre la dengue est également prévu d'ici à fin 2016. D'autres sont en cours de développement, notamment contre Ebola et contre une bactérie, Clostridium difficile, à l'origine de graves affections gastro-intestinales chez les personnes âgées ou hospitalisées. Les chercheurs continuent par ailleurs de travailler sur des vaccins contre le VIH ou Alzheimer.

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