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Le naufrage du Costa Concordia : Encore traumatisés par le drame, des rescapés se souviennent

Image parue dans Nous Deux numero 3628

Le 13 janvier 2012, le Costa Concordia heurte un récif bordant l'île de Giglio, en Italie. Nadine, 62 ans, et Jean-Louis, 64 ans, vont vivre avec les 3 208 passagers des heures d'angoisse et assister à des scènes de panique avant de gagner le rivage. Le naufrage fera 32 victimes...

Dès le 8 janvier, premier jour de leur croisière sur le Costa Concordia , la semaine de vacances de Nadine et Jean-Louis commence très mal. Ve nus de La Seyne-sur-Mer pour embarquer à Marseille, ils ne peuvent pas monter à bord.

Le vent balaye la rade, impossible pour l'immense paquebot d'entrer dans le port ! Tous les passagers sont donc invités à se rendre à... La Seyne-sur Mer ! Une première impression plutôt mauvaise, qui ne fait que se renforcer au dîner, puisqu'on leur sert du lapin !

Pour Jean-Louis, c'est la stupéfaction. Ancien officier dans la marine marchande, il ne comprend absolument pas que cet animal, maudit par les marins qui refusent de prononcer son nom, figure au menu (du temps de la marine à voile, ces rongeurs s'attaquaient aux cordages et à l'étoupe qui assurait l'étanchéité des navires). Il se refuse à en manger et interdit même à Nadine de toucher à son assiette.

Nadine et Jean-Louis parviennent néanmoins à se détendre et à profiter de leur croisière. « Le bateau est magnifique et les temps de navigation entre deux escales agréables » , évoque Nadine. Et quand le bateau est à quai, le couple en profite pour visiter les villes : Barcelone en Espagne, Palma de Majorque dans les Baléares, Cagliari en Sardaigne, Palerme en Sicile, et, enfin, Rome.

« Une ville que je connaissais déjà, mais où j'ai découvert des lieux où je n'étais jamais allée », se souvient Nadine. Ensuite, le Costa Concordia fait route vers Savone, dernière étape de la croisière. Mais ce soir du 13 janvier 2012, leur voyage va tourner à la catastrophe.

Et soudain, un bruit effroyable

Ce soir-là, comme chaque jour, le couple dîne tôt, vers 19 h 30, puis sirote un cocktail sans alcool dans un petit salon avant de rejoindre sa cabine, située sur le premier pont, juste au-dessus de la salle des machines. Vers 21 h 45, Nadine et Jean-Louis entendent un bruit effroyable. Contrairement à la grande majorité des passagers, qui sont encore plusieurs ponts au-dessus, ils ressentent le choc, très violent, qui ébranle le bateau.

Jean-Louis comprend immédiatement qu'il s'est passé quelque chose de grave. Le temps de mettre les gilets de sauvetage, le couple sort de la cabine. Nadine, pieds nus, sent que la moquette de la coursive est brûlante et pense que la salle des machines est en feu. Elle parvient à contenir sa panique quelques instants, le temps de quitter le premier pont, puis elle s'effondre : « J'ai compris, on va couler ! Je vais mourir ! », dit-elle à son mari, sans pouvoir retenir ses larmes.

Encouragée par Jean-Louis, qui la remet debout et lui promet qu'ils vont s'en sortir, elle se ressaisit et monte jusqu'au deuxième pont. Là, un couple d'Espagnols lui montre la côte à quelques mètres du bateau.

« Je n'en croyais pas mes yeux. Je pensais que nous étions en pleine mer, que le paquebot avait heurté un sous-marin ou un cargo et que nous allions couler. Jamais je n'aurais pensé que nous avions heurté un rocher », se souvient Nadine. Se savoir si près de la terre ferme lui redonne confiance.

Le paquebot plonge dans l'obscurité

Le Costa Concordia commence à pencher et des craquements impressionnants se font entendre. Nadine et Jean-Louis parviennent jusqu'au quatrième pont, où se trouvent les chaloupes. Ils montent dans l'une d'entre elles, qui se décroche brutalement de ses bossoirs... Heureusement, elle est arrêtée par la coque du paquebot tant la gîte est forte !

« Si la chaloupe était tombée dans l'eau d'aussi haut, le choc aurait été terrible et il y aurait sûrement eu des morts », explique Nadine.

Elle et son mari descendent aussitôt du canot de sauvetage, ils doivent maintenant passer de l'autre côté du navire, d'où s'effectue l'évacuation. Pour cela, ils doivent traverser un restaurant qui fait toute la largeur du pont et qui se trouve plongé dans le noir ! Quelques minutes après le choc, en effet, un générateur a été noyé dans son compartiment, privant la quasi-totalité du paquebot de lumière. Se déplacer ainsi dans l'obscurité et sur des sols terriblement inclinés se révèle apocalyptique. Tous deux tombent plusieurs fois avant d'arriver et de pouvoir enfin prendre place dans une embarcation de secours. Ils font partie des derniers passagers à quitter le Costa Concordia . « Si nous avions raté cette chaloupe, je pense qu'il aurait fallu que l'on se jette à l'eau pour nager jusqu'au rivage », confirme Nadine.

Débarqués sur l'île de Giglio, le couple est frappé par l'état de sidération des passagers. Livrés à eux-mêmes, Nadine et Jean-Louis errent à la recherche d'un endroit où passer la nuit. Ils trouvent finalement refuge dans l'office du tourisme. Au matin, ils embarquent sur un ferry avant d'être pris en charge dans un hôpital du continent, puis rapatriés en bus jusqu'à Marseille.

Des séquelles encore vives

Cinq années ont passé depuis cette nuit cauchemardesque et Nadine n'a rien oublié : « C'est comme si je l'avais vécue hier. Certaines images me hantent encore, et me hanteront certainement toute ma vie. » Raconter ce qui s'est passé lui fait du bien. C'est son exutoire. Et si elle continue à en parler aujourd'hui, c'est parce qu'elle ne veut pas que cet événement tombe dans l'oubli.

Quant à Jean-Louis, il ne va pas bien du tout. Lorsque le couple a pris part à cette croisière, lui était déjà atteint de la maladie de Parkinson, mais sa pathologie n'en était alors qu'à ses prémices. Après le naufrage, son état de santé s'est dégradé. Une expertise neurologique a été pratiquée et les résultats sont terribles : ce que Jean-Louis a traversé le 13 janvier 2012 a accéléré la progression du mal et lui a fait perdre deux ans de sa vie. Le choc a été tel que le sexagénaire ne peut plus entendre parler du Costa Concordia sans se mettre à pleurer. Un traumatisme indélébile...

 

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1 commentaire(s)
lucette - Le 15/04 à 14:29

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