Fermer
Suivre Nousdeux.fr sur
S'abonner au magazine :
Nous Deux
Nous Deux J'achèteFormat papier ou numérique
Je m'abonne : les meilleures offres
S'abonner à la version numérique

Catherine Laborde : « Je ne suis pas seulement Madame Météo »

La présentatrice météo de TF1 évoque avec nous un autre pan de sa vie, l'écriture. A 65 ans, elle vient de publier un nouveau roman...

Catherine Laborde a débuté comme comédienne. Elle continue d'ailleurs à se produire sur les planches. Et si la météo sur TF1 lui a offert sa notoriété, l'écriture est devenue son péché mignon.

Nous Deux : Votre nouveau roman comporte une part d'autobiographie. Comment est né ce nouveau livre?

Catherine Laborde : C'était un vieux projet... Ecrire permet de repartir vers son enfance, histoire de voir si elle était telle qu'on l'a toujours perçue et en même temps, de la ressentir d'une manière inédite. Je me demandais aussi d'où venait la mélancolie qui me taraude sans cesse. Elle n'est pas seulement celle du temps passé, elle est plutôt liée au souvenir d'une enfance où j'avais souvent envie de pleurer. Ce livre m'a permis de repartir sur les traces de mon enfance, à Bordeaux, où je suis née dans les années 50 [en 1951, ndrl].

N.D : Quels souvenirs gardez-vous de cette époque?

C.L : Mon enfance a été très gaie et heureuse... J'ai été choyée par mes parents qui étaient attentifs et très aimants. Avec mes sœurs [Geneviève et Françoise, ndrl], on se disputait parfois, comme tous les mômes... J'ai passé les vingt premières années de ma vie à Bordeaux et je n'y suis quasiment pas retournée depuis, sauf pour l'écriture de ce roman.

N.D : Ce livre a-t-il été un moyen de retourner sur les traces de votre passé de façon moins douloureuse?

C.L : Sans doute. L'écriture romanesque m'a permis de ne pas avoir de barrières. Je me suis beaucoup plus livrée que dans mes précédents ouvrages, où j'ai pourtant écrit des choses très intimes. Je devrais pouvoir dire que je me suis abritée derrière la fiction mais pour moi, elle n'est pas un abri, mais une exposition.

N.D : Pourquoi choisir aujourd'hui une forme d'écriture romanesque ?

C.L : Il me semble que pour rappeler à soi toutes les sensations de l'enfance, il faut passer par la fiction et pas seulement par le récit. Les mots permettent de prendre de la distance, mais aussi de retrouver des souvenirs et des sensations perdus. Par exemple, aujourd'hui je déteste sortir de chez moi, j'ai compris pourquoi en sondant mes souvenirs... Je me suis rappelée que, quand j'étais petite, je détestais les dimanches où nous allions chercher des cèpes dans la forêt landaise. Je démontais les réveils pour retarder le moment ! Je n'aimais pas non plus l'odeur de ma mère quand elle sortait, ni les mains chaudes de mon père quand il me tenait la main.

N.D : La maternité, la famille, l'amour et la sexualité sont des thèmes récurrents dans vos livres. Pourquoi vous livrez-vous si intimement?

C.L : La sexualité et l'érotisme sont des sujets sur lesquels j'ai tout de suite eu envie d'écrire, un peu par provocation sans doute. Je n'ai jamais souhaité me laisser enfermer dans cette image de présentatrice, écrire des livres m'a aussi permis cette liberté. Je voulais que l'on puisse concevoir que je sois aussi quelqu'un d'autre que Madame Météo.

N.D : Ecrire a-t-il toujours été pour vous une vocation ?

C.L : Quand j'avais 10 ans, mes parents ont acheté une maison avec un jardin, où je me suis retrouvée avec une chambre pour moi toute seule. C'est à cet âge que j'ai commencé à écrire des sortes de miniquestionnaires de Proust, pour dire qui j'étais. En y repensant, je me dis que pour affirmer autant mon identité, j'avais peut-être peur que mes parents m'oublient. A partir de ce moment-là, j'ai toujours écrit, notamment des journaux intimes, que je jetais ensuite.

N.D : Votre mari, Thomas Stern, vous a-t-il soutenue dans ce désir d'écriture?

C.L : Sans lui, je ne l'aurais pas fait ! Il ne m'a pas encouragée à écrire car ce n'est pas son style. Il m'a mise face à moi-même et à mon envie d'écrire. Nous avons aussi coécrit un ouvrage, Si tu ne m'aimes pas, je t'aime, paru en 2010. Ça nous avait pris douze ans ! On s'envoyait des mots et des mails qui n'étaient pas uniquement une correspondance intime. Ils étaient destinés à être lus par des lecteurs.

N.D : Votre sœur Françoise, avec laquelle vous êtes brouillée, a-t-elle lu votre livre ?

CL : Je le lui ai envoyé. On verra...

N.D : Vous êtes aussi la maman de deux filles, Gabrielle et Pia. Comment vont-elles ?

C.L : Gabrielle a 30 ans, elle a fait des études de journalisme. Elle est ensuite partie vivre à Londres. Elle vient d'épouser un Anglais et ils vont bientôt partir vivre à Chicago, où elle va chercher du travail dans les médias. Pia a 25 ans, est sage-femme à l'hôpital Foch de Suresnes. Elle s'apprête à partir faire un "petit tour du monde", tout en continuant à exercer son métier. Je suis une maman très fusionnelle et je ne me souviens pas avoir interdit quoi que ce soit à mes filles, ni les avoir punies. Je parle beaucoup avec elles. J'ai eu la chance d'avoir des filles qui se préoccupent beaucoup de leur mère. Ce sont des femmes libres, ce qui était très important pour moi.

Réagissez !
Sans Pseudo, vous apparaitrez en Anonyme
 
2 commentaire(s)
clotilde - Le 01/09 à 17:51

joli parcours de vie sincèrement, bravo! Vous êtes bordelaise comme moi et il se trouve que j'ai une petite fille qui se nomme Marine, elle est la fille naturelle de Philippe Laborde né le 13 Janvier 1962 . Elle sait bien sûr qui est son père mais cherche le nom de jeune fille de sa grand -mère maternelle : Juliette, épouse de Roger Laborde . Pouvez-vous l'aider ? Merci d'avance.

Signaler un abus
nelkaka - Le 08/06 à 00:27

bien continuez!!!!!!

Signaler un abus
Haut
Commentez
Commentaire(s) : 2