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Kendji Girac : Non, il n'a pas changé !

Deux ans de carrière, deux millions de disques vendus, deux albums et une nouvelle tournée des Zénith qui vient de débuter et affiche complet... Kendji est l'idole du public, toutes générations confondues. Pourtant, il le jure, rien n'a changé dans sa vie, d'ailleurs il n'a quitté ni sa famille, ni sa caravane...

Son âme gitane, son sourire angélique, sa petite barbe et sa coupe de cheveux très tendance lui ont assuré le succès. Color Gitano, Cool, Elle m'a aimé, Andalouse... Nous ne comptons plus les chansons de Kendji  classées à la première place des ventes de disques. Mais à n'en pas douter, sa simplicité et sa gentillesse ont encore consolidé sa cote d'amour.

« Ma mère m'a tout donné et elle continue... »

Depuis deux ans, il est le plus gros vendeur de disques en France, de quoi donner le vertige à un gosse de 19 ans ! Il échappe pourtant au melon et aux caprices de vedette. Il faut dire que le clan veille au grain : sa mère, Carmen, plus que quiconque ! Ce n'est donc pas un hasard s'il a fait de son nom de jeune fille son pseudo d'artiste (son nom pour l'état civil est Maillé) et lui a consacré une émouvante chanson, Les Yeux de Mama, dans son deuxième album. « Pour la remercier de tout ce qu'elle a fait pour moi. Elle nous a toujours bien élevés, elle a tout fait pour ses enfants », explique le chanteur, petit dernier d'une famille de six enfants. Il ajoute combien une mère est centrale dans la tradition gitane : « C'est le pilier de la maison, elle gère tout ! » Et il n'a d'ailleurs pas été facile pour elle d'accepter la nouvelle vie de son fils, son succès et donc son absence. « Tous les jours elle demande : "Mais il est parti où mon fils ?" », s'amuse Kendji. Avant l'aventure The Voice, des producteurs l'ayant repéré grâce à ses petites vidéos sur le Net lui avaient proposé d'enregistrer un disque à Cuba, Maman Carmen s'y était immédiatement opposée, et elle avait manifesté les mêmes réticences quand les dénicheurs de talents de The Voice s'étaient rapprochés de son fils adoré. Ce petit qu'elle ne voulait jamais voir s'envoler n'est pourtant jamais loin, les parents ont quitté la Dordogne et rejoint la région parisienne pour accompagner leur fiston.

« Acheter un terrain pour me poser avec ma famille... »

Deux millions de disques vendus plus tard, et quelques centaines de milliers d'euros à la clé, Kendji, fidèle aux valeurs de fraternité, de respect et d'entraide que lui ont insufflées ses parents, n'a de cesse de partager ce que la vie lui a donné. C'est ainsi qu'après avoir offert une voiture à son père et à ses sœurs, Kendji a décidé d'offrir une maison à ses parents : une jolie demeure de deux cent trente mètres carrés dans la petite commune de trois mille habitants de Marsac-sur-l'Isle, en Dordogne. Six chambres pour que toute la famille soit à l'aise et un grand parc de près d'un hectare pour une vie au grand air dont toute la famille est friande. Le tout pour 233 000 euros. Kendji souhaite s'attribuer une petite surface de la maison pour y aménager un studio d'enregistrement et une salle de sport. Un investissement qui n'éloigne pas totalement le chanteur de sa caravane, puisqu'il demeure attaché à ce mode de vie itinérant et n'apprécie guère vivre dans les hôtels. « On ouvre la porte de la caravane, on a le chant des oiseaux, le soleil quand il fait beau l'été. C'est incroyable ! », se réjouit le jeune homme. Les stars sont habituées à être servies, ce n'est pas le genre de Kendji. Son manager raconte que lors du tournage de son dernier clip, il s'est naturellement mis à ranger des chaises, du matériel dans les camions, comme tous les techniciens du tournage. Du jamais vu de toute l'histoire du show-biz !

« Parfois, ma vie simple me manque... »

S'il reste le même petit gars tout simple au fond de lui, Kendji ne nie pas un seul instant que sa vie a malgré lui changé du jour au lendemain... Ce qui n'est d'ailleurs pas sans lui poser problème. A 14 ans, il élaguait les arbres avec son père et ramassait de la ferraille l'hiver avec son grand-père sans que cela ne lui semble jamais difficile. « Ça t'apprend la vie », martèle-t-il. D'ailleurs, les fins de mois difficiles n'ont jamais terni sa joie ni son bonheur au quotidien. Tandis qu'aujourd'hui, il doit supporter la perte de sa liberté. Un deuil d'autant plus pénible que la liberté est au cœur de la vie gitane. En effet, plus question de mettre le nez dans la rue seul sans son garde du corps. « Je ne peux plus sortir comme je veux, regrette-t-il, faire le con comme avant (...) Quand je rentre dans le camp où sont mes parents, beaucoup me parlent de mon métier de chanteur. Pour eux, je ne suis plus le Kendji d'avant. Je n'ai pas envie de ça. Je veux retrouver nos blagues, les potes qui me chambraient... » Ses proches confient d'ailleurs que malgré sa nature sans cesse joyeuse et ses facultés d'adaptation hors pair, le jeune homme peut avoir parfois ses coups de blues lorsqu'il se sent loin de sa famille et de ses copains d'enfance. Son entourage professionnel répète combien Kendji est gentil, lui préfère nuancer : « Je ne suis pas gentil, je suis vrai... » Il semble en effet ne pas avoir le talent de tricher et c'est sans aucun doute cette simplicité qui désarme son public, cette authenticité qui les éblouit.

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