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Patachou : une parisienne pour toujours dans nos cœurs

Elle chantait la vie, les anecdotes, le quotidien d’une ville pleine de charme que l’on se plaît à imaginer en noir et blanc. Voici une semaine déjà que la chanteuse Patachou nous a quitté. L’artiste, qui était connue pour sa gouaille et son énergie débordante, a laissé derrière elle ce Paris d’un autre temps qui lui collait à la peau. Et c’est non sans émotion que nous revenons sur son parcours surprenant qu’elle a su diversifier et enrichir au fil des ans.

10 juin 1918 :
Patachou, de son vrai nom Henriette Ragon, naît à Paris et grandit dans le quartier populaire et plein de vie de Ménilmontant. Fille unique issue d’une famille de la classe sociale moyenne, elle passe toute sa jeunesse dans la capitale française avant d’exercer, dans la première partie de sa vie, un grand nombre de métiers différents. De marchande de chaussures à dactylographe en passant par pâtissière, les activités de la jeune femme se multiplient tandis qu’elle affirme son dynamisme et un caractère bien trempé.

1948 :
Aux côtés de son époux Jean Billon, Henriette Ragon ouvre un restaurant-cabaret sur la butte Montmartre. Elle le nomme « Patachou » car ce dernier est situé dans l’annexe d’une boulangerie. Ce nom restera gravé à tout jamais puisque c’est à lui qu’elle doit son célèbre pseudonyme. Dès lors, elle connaît la gloire. Le cabaret devient en effet un haut lieu des nuits parisiennes et de la chanson populaire française. Dans les années 50, il accueille de nombreux artistes renommés parmi lesquels, on retrouve Edith Piaf, Jacques Brel ou encore Georges Brassens.

Les années 50 :
C’est une période riche pour la jeune trentenaire. Elle y débute sa carrière de chanteuse et se fait connaître sous le nom de Lady Patachou. Ses chansons dont « Les amoureux des bancs publics », « Le bricoleur » ou « Nini peau d’chien » connaissent rapidement un franc succès. Elle entame ainsi une tournée de concerts en France puis poursuit l’aventure à l’échelle mondiale : la tournée la fait voyager de l’Europe aux Etats-Unis en passant par le Moyen-Orient. Par la suite, le voyage sera une thématique importante de sa vie puisqu’elle lui consacrera plusieurs années, explorant l’Asie ou encore les pays nordiques dans lesquels elle se produira. C’est dans les années 70 enfin qu’elle met un terme à sa carrière de chanteuse.
https://www.youtube.com/watch?v=KFf8QFSCvCs&list=PLRRrDQbcEefBL4TAX37x19fU_jEqSkGNW&index=5

En parallèle, les années 50 sourient également à Patachou dans les milieux du théâtre et du cinéma. De ce fait, elle collabore, tourne et joue avec les plus grands artistes de son époque. Jean Renoir, notamment, lui offre le rôle de Yvette Guilbert dans son film French Cancan en 1954. Elle y rayonne et interprète sa version de la célèbre chanson « La complainte de la Butte ».
A partir des années 80, Patachou poursuit sa carrière cinématographique en se tournant d’avantage vers des productions télévisées. Son aptitude à jouer la comédie et sa crédibilité séduisent toujours le public.

1er janvier 2009 :
C’est une date importante pour l’artiste qui se voit décorée de la Légion d’Honneur. Ce titre récompense sa carrière artistique plurielle, son talent et la capacité qu’elle a eu à marquer les esprits d’une empreinte indélébile.

30 avril 2015 :
Patachou s’éteint à l’âge de 96 ans emportant avec elle une partie de l’ambiance enjouée des cabarets. C’est son fils, le musicien et compositeur Pierre Billon, qui annonce son décès à la presse. La France s’émeut de la disparition de celle qui avait lancé la carrière de Georges Brassens. Mais cette grande dame de la chanson française demeure bien présente encore dans nos esprits et elle symbolise pour toujours les reflets d’un Paris rétro que l’on aime se remémorer.

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