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Coluche : Pourquoi il nous manque tant

Le 19 juin 1986, Coluche nous quittait dans un tragique accident de moto. Trente ans après sa mort, il reste encore très présent dans les cœurs des Français. Mais pourquoi l'humoriste a-t-il tant marqué les esprits ?

Il était drôle

Les sketches de Coluche collent encore parfaitement à la société d'aujourd'hui. Certaines de ses formules sont même entrées dans le langage courant ! Qui n'a jamais entendu les expressions « Circulez y'a rien à voir », « Je ne suis ni pour ni contre, bien au contraire » ou bien la célèbre phrase du personnage Papy Mougeot : « J'en vois qui suivent pas » ? Coluche est l'instigateur de l'humour potache, un humour qui s'inspire de la vie quotidienne et joue sur les blagues en dessous de la ceinture. Coluche était un humoriste populaire, dans lequel tout le monde pouvait se reconnaître. « Chacun a du Coluche en lui », selon Paul Lederman, ami et producteur de Coluche.

Il était engagé

« Coluche déteste l'injustice et souhaite parler au nom de ceux qu'il appelle 'les rejetés par la société' », confie Paul Lederman. L'humoriste se sert de sa notoriété pour mettre en lumière les problèmes de la société. Il devient la voix du peuple victime de la misère. Avec ses spectacles, Coluche amène l'humour citoyen, une sorte de contre-pouvoir, qui dérange et bouscule les classes politiques de tout bord. Coluche « choquait pour alerter », explique le journaliste Jean-Pierre Bouyxou. Homme engagé, son but était d'améliorer le quotidien des personnes les plus faibles. Chose qu'il faisait déjà en donnant de la joie de vivre avec ses saynètes.

Il était libre

Coluche était un homme libre, il se permettait tout ! Ainsi, il se ne privait pas de faire des blagues, parfois méchantes, sur les handicapés, les noirs, les arabes, les policiers, l'armée... Tout le monde y passait car Coluche aimait la provocation. Cette liberté d'expression lui a d'ailleurs plusieurs fois causé du tort sur le plan professionnel : en 1979, il est renvoyé d'Europe 1, radio sur laquelle il officie depuis un an, pour ses propos sur le président de l'époque, Valéry Giscard d'Estaing, et ses pastiches de pub. En 1980 rebelote, la station RMC le renvoie au bout de quinze jours seulement pour avoir dit : « T'as vu Monte-Carlo ? Non, j'ai vu monter Caroline ».

La même année, il annonce sa candidature à la présidentielle avec pour slogan « Tous pour un, tous pourris ». Une blague qui inquiète les vrais candidats, puisque Coluche est crédité de 16% d'intentions de votes, avant de se retirer de la course. En 1985, il provoque une nouvelle fois en organisant un faux mariage avec son ami Thierry Le Luron.

Il était généreux

Coluche avait la main sur le cœur. Issu d'un milieu défavorisé - son père est mort à 31 ans et sa mère cumulait les petits boulots pour nourrir sa famille - il sait les épreuves que doivent subir ceux qui n'ont pas d'argent. Se définissant comme un ancien pauvre et pas comme un nouveau riche, il a l'idée de créer une cantine gratuite pour les plus démunis, suite à l'appel d'un auditeur d'Europe 1: « C'est bien beau de se mobiliser pour l'Afrique, mais que faites-vous pour ceux qui ont faim, ici en France ? » En 1985, les Restos du cœur font leur apparition. Et si cette association est considérée comme « l'œuvre de la vie de Coluche », jamais l'humoriste n'aurait imaginé qu'elle serait encore là, 30 ans après sa mort. « Il pensait faire ça un an, et que l'Etat prendrait la relève... », confie Jean-Pierre Bouyxou. Mais si l'Etat n'a pas repris en main les Restos, hommage a été rendu à l'artiste en votant en octobre 1988 la loi Coluche, qui permet aux donateurs de bénéficier d'un avantage fiscal.

A voir : Dimanche 19 juin sur France 2 à 20h55 Coluche, l'histoire d'un mec, d'Antoine De Caunes avec François-Xavier Demainson et sur TMC, Banzai, avec Coluche .

A lire : Le petit Coluche illustré, Jean-Charles Gaudin et Saint-Paul, édition Source la Sirene.

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