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La lecture d'Harry Potter a déclenché mon envie d'écrire

Jamais Laetitia Faubert-Galand ne s'en serait crue capable ! Pourtant, à 39 ans, cette mère de trois enfants peut se féliciter d'être l'auteure d'un roman fantastique. Encore sans éditeur, elle persiste et rédige déjà la suite.

Petite fille, j'étais très mauvaise en rédaction. Dès que l'on me demandait d'écrire sur un thème imposé, je faisais un blocage total et j'étais incapable d'imaginer une histoire. A l'époque, j'aimais beaucoup lire les romans de la Bibliothèque Rose et Verte, mais arrivée au lycée, les lectures au programme, et une œuvre en particulier, m'ont totalement dégoûtée. A près cette mauvaise expérience, je n'ai plus touché un livre pendant plusieurs années.

C'est grâce à mon mari que j'ai retrouvé l'envie de lire. Lui est féru de lecture. Il ne lit pas, il dévore ! Un soir, il est rentré à la maison avec le premier volet des aventures d'Harry Potter. Un peu réticente, j'ai tout de même accepté, sur ses conseils, d'y jeter un coup d'œil.

J'ai lu une page, puis deux, et je ne me suis plus arrêtée jusqu'à la fin. Dans la foulée, j'ai dévoré les six tomes suivants.

Après Harry Potter, je me suis beaucoup intéressée à un genre littéraire en particulier : l'heroic fantasy, c'est-à-dire les romans mettant en scène un héros évoluant dans un monde fantastique peuplé de créatures imaginaires comme les dragons, les elfes, les sorciers, les fées... J'en ai lu beaucoup, et notamment Les Chevaliers d'Emeraude . J'ai dévoré avec frénésie les... douze tomes de cette saga en à peine quatre mois ! C'est une série que j'ai beaucoup aimée, peut-être parce qu'elle a été écrite par une femme, Anne Robillard, tout comme les Harry Potter d'ailleurs ! A l'époque, je n'imaginais pas une seconde faire comme ces deux romancières et écrire moi aussi mon propre roman.

« Au départ, je voulais juste rédiger une petite nouvelle »

L' envie de prendre la plume m'est venue il y a quatre ans, alors que je me trouvais hospitalisée. Je ne pouvais pas me lever ni porter d'objets un peu lourds. Bref, je ne pouvais absolument rien faire, à part regarder la télévision. Un jour, je me suis dit : « Tiens, je vais écrire une petite histoire pour mes trois enfants ! Au » départ, je voulais juste rédiger une petite nouvelle d'une dizaine de pages, mais je n'ai plus pu m'arrêter. C'était comme si mon cerveau me dictait sans cesse ce que je devais dire. J'ai donc écrit, écrit, et écrit encore...

entre mes enfants, le travail et toutes mes activités annexes, je n'avais pas beaucoup de temps à consacrer à l'écriture, mais je profitais du moindre petit moment de liberté pour coucher quelques phrases supplémentaires sur le papier : jusque dans la salle d'attente chez le médecin, ou alors quand je me réveillais la nuit et que je n'arrivais pas à me rendormir, et même pendant le cours de tennis de l'une de mes filles...

Ça m'a donc pris plus de temps que je ne l'avais imaginé au départ mais, au bout d'un an, ce qui ne devait être qu'une courte nouvelle s'est transformée en un roman de cent vingt-six pages, que j'ai intitulé Wess Fairy *.

« J'avais du mal à réaliser que c'était moi qui l'avais écrit »

Une fois ce livre terminé, je l'ai fait lire à mon mari et à mon aînée. To us deux se sont montrés plutôt enthousiastes et leur réaction m'a donné envie de partager cette histoire avec un plus grand nombre de lecteurs. Je voulais savoir ce que des personnes extérieures à ma famille allaient en penser et si je pouvais persévérer dans cette voie.

J'ai déboursé quatre cents euros pour faire imprimer cent exemplaires de mon roman. Quand je l'ai eu entre les mains, j'étais fière, bien sûr, mais j'avais presque du mal à réaliser que c'était moi qui l'avais écrit. J'ai commencé à en parler autour de moi, à mes amis, à mes collègues et à la famille et j'en ai vendu quelques-uns.

Globalement, tous les retours ont été positifs. Une amie m'a même dit que mon livre lui faisait penser au Seigneur des anneaux mélangé avec Harry Potter. Plusieurs parents m'ont expliqué que l'une des qualités de mon livre, c'est que les chapitres ne sont pas très longs, ce qui permet aux enfants d'en lire un assez facilement.

Grâce à mon frère, qui m'a fait une publicité incroyable, mon roman s'est retrouvé étudié dans une classe de primaire. En fait, l'un de ses collègues avait acheté un exemplaire pour sa fille, qui l'a ensuite donné à son professeur. Et il lui a tellement plu qu'il a décidé de l'étudier avec ses élèves ! Mon frère m'a dit que ce professeur avait choisi mon roman plutôt que Harry Potter, parce qu'il était écrit par une Française.

« Tous ceux qui l'ont lu attendent la suite avec impatience ! »

Depuis que les cent exemplaires de Wess Fairy ont été imprimés, j'en ai vendu quatre-vingt-deux. Je suis contente, parce qu'il plaît à tout le monde et que toutes les personnes qui l'ont lu attendent la suite avec impatience. Je travaille donc d'arrache-pied sur le deuxième tome, mais cela me prend beaucoup plus de temps que je ne l'avais imaginé.

En parallèle, j'ai envoyé le manuscrit de mon premier livre à de nombreuses maisons d'édition. Pour le moment, je n'ai reçu que des réponses négatives, mais je ne me décourage pas, parce que j'aimerais vraiment qu'un éditeur accepte de me publier. Peu importe que je n'en vende que cinq cents, le simple fait d'être éditée me rendrait heureuse !

* Wess Fairy - Le Sceptre de la sagesse - Livre I : d'un monde à l'autre est consultable sur Wattpad.com

Le saviez-vous ?

J.K Rowling: Harry Potter a fait sa fortune

Avant. Après un mariage malheureux au Portugal, ponctué de disputes et d'humiliations, J. K. Rowling divorce et rentre au Royaume-Uni, sa terre natale, avec sa fille âgée d'à peine quelques mois.

Sans ressources, elle est hébergée par sa sœur avant de trouver un petit appartement, qu'elle loue grâce aux allocations gouvernementales. Déterminée à s'en sortir, elle se consacre jour et nuit à un projet qu'elle porte en elle depuis des années : l'écriture d'un roman dont le héros est un jeune sorcier nommé Harry Potter.

Après. Le manuscrit de J. K. Rowling est refusé par une dizaine d'éditeurs avant d'être accepté par le groupe Bloomsbury Publishing. Harry Potter à l'école des sorciers paraît en Angleterre en 1997, l'année suivante en France, aux Etats-Unis et dans bien d'autres pays. Très vite, la « Pottermania » envahit le monde entier, alimentée par la sortie de six tomes supplémentaires et leur adaptation au cinéma. Quant à J. K. Rowling, elle devient l'une des plus célèbres et plus riches auteures au monde, avec une fortune estimée à plus d'un milliard de dollars.

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