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Vétérinaires de l'extrême: leurs vies avec les animaux sauvages

Leur passion est devenue leurs métiers. Jean-Yves, Nicolas et Eric, tous les trois férus des animaux sauvages, ont décidé de venir en aide à des espèces en voie d'extinction. Découvrez leurs parcours.

Jean-Yves Routier : il se bat pour la survie des guépards

Vétérinaire à Noisy-le-Grand, en région parisienne, Jean-Yves Routier a toujours éprouvé une vive passion pour la faune sauvage et les espèces en voie d'extinction. L'une d'elles retenait particulièrement son attention : le guépard. Au début des années 2000, ce fragile félin risquait de disparaître de la surface de la Terre si rien n'était entrepris pour sauvegarder l'espèce. C'est pour mener ce combat que dès 2002, Jean-Yves Routier a créé le Cresam (Conservation et reproduction des espèces sauvages africaines menacées).

Après les guépards, les lions et les tigres

Après cinq années de recherches et quelques échecs, le Dr Routier a mis au point, en 2007, une technique d'insémination artificielle inspirée de celle couramment pratiquée sur la chienne par nos vétérinaires. Devant les résultats, encourageants obtenus sur les femelles guépards, Jean-Yves Routier et son équipe ont décidé d'utiliser la même technique pour voler au secours du lion blanc d'Afrique qui a quasiment disparu à l'état sauvage et du tigre de Chine, dont la population est passée de quatre mille individus dans les années 40 à seulement une centaine vivant en captivité aujourd'hui.

Nicholas Bachand : il vole au secours des gorilles

Déjà à 4 ans, le petit Nick rêvait de devenir vétérinaire. Un voyage au Cameroun en tant que volontaire dans le cadre d'un projet de conservation des grands singes bouleverse son existence. Nicholas a alors 21 ans. De retour au Québec, il termine ses études vétérinaires, travaille quelques temps en médecine d'urgence pour les animaux domestiques avant de rejoindre un centre de protection des gorilles au Gabon.

Sa mission : leur réapprendre la vie sauvage.

Nicholas Bachand gère un centre de réhabilitation dont le but est de réintroduire dans leur milieu naturel gorillons, autrefois détenue illégalement ou orphelins à cause du braconnage. Et la tâche n'est pas simple. « Un gorille mettra six à huit ans à réapprendre les habilités nécessaires à vivre en forêt, explique-t-il. Il doit être capable de distinguer une centaine de plantes qu'il peut manger. On doit également lui apprendre à dormir seul la nuit. Il n'est pas habitué à ça. »Tous ne pourront pas se ré-acclimater à une vie « normale » de singe. Ceux-là sont transférés dans un sanctuaire où ils finiront leurs jours sous l'œil attentif du Québécois.

Éric Clua : il sauve les requins

Féru de chasse sous-marine, Éric Clua a décidé d'allier sa passion à sa pratique professionnelle. Son diplôme de vétérinaire en poche à 25 ans, Éric devient docteur en biologie marine quelques années plus tard, avant de se spécialise, dès 2006, dans la biologie des requins. Depuis dix ans, il se bat pour sauver cette espèce menacée. Et pour se biologiste, la sauvegarde des grands requins passe par une meilleure compréhension de leur comportement.

Chirurgie en haute mer

Pour mieux connaître les squales, Éric Clua a recours à des prélèvements de peau et à des poses de balises. Dans ces cas-là, sa formation de vétérinaire lui est bien utile, tant l'opération est délicate. En effet, ce marquage nécessite une incision, puis une suture, afin de s'assurer que l'engin va bien rester accroché au dos du requin. Et si ce geste chirurgical peut sembler banal, le réaliser en pleine mer, sur un bateau chahuté par les vagues, nécessite savoir-faire et dextérité, d'autant plus que le vétérinaire n'a que quelques minutes pour agir. En effet, s'il reste immobile trop longtemps, le requin peut mourir.

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