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Au secours, j'ai peur des toxiques !

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Dans votre assiette, votre salle de bains, votre penderie... Vous êtes en contact avec des substances potentiellement dangereuses. Une fatalité ? Pas forcément. Changer quelques habitudes de vie suffit à limiter les risques.

C'est un paradoxe auquel nous assistons depuis quelques dizaines d'années. L' hygiène et les progrès médicaux ont permis d'allonger considérablement l'espérance de vie. Mais si l'on n'y prend pas garde, notre façon de consommer risque fort de nous empoisonner à petit feu.

Antibiotiques dans la viande, pesticides dans les fruits et les légumes, voire le vin, perturbateurs endocriniens dans les produits de beauté, mercure dans le poisson... La menace est invisible mais bien réelle. Mais pour Véronique Vasseur, médecin à l'hôpital Saint-Antoine (Paris), il n'y a pas de fatalité : « A part le domaine de la pollution de l'air par l'ozone et les particules fines, où nous sommes relativement impuissants (aux pouvoirs publics par exemple de végétaliser les grandes villes, de limiter le nombre de voitures, surtout celles roulant au diesel !), chaque individu peut agir à son niveau en modifiant son mode de vie. » Alors, comment se protéger des produits toxiques sans pour autant se couper du monde actuel ? Il faut faire le tri. Suivez le guide !

Certaines boissons

Les sodas sont saturés de substances chimiques, on les oublie tout de suite ! En revanche, impossible de se passer d'eau. Or, si elle est bien plus économique que l'eau en bouteille, celle du robinet est encore parfois trop chargée en nitrates. Quand au vin, même consommé avec modération, c'est pour sa production que les pesticides sont le plus utilisés en France (20 % de la masse totale utilisée pour l'agriculture).

Les bons réflexes

• Consultez la carte de France interactive élaborée par l'UFC/Que choisir pour connaître la qualité de l'eau du robinet dans votre commune : Quechoisir.org/app/carte-eau

• Equipez votre évier d'un filtre à céramique et à charbon actifs.

• Préférez les vins des régions sèches (Languedoc, Provence) pour limiter les traces de fongicides. Sachez que le vin blanc, qui macère peu de temps, est généralement moins chargé en résidus de pesticides (mais pas en sulfites). L' idéal ? Les vins certifiés bio.

L'alimentation industrielle

Selon une étude menée en 2008 par des chercheurs indiens, 35 % des tumeurs cancérigènes proviendraient de l'alimentation ! Et même en limitant au maximum les plats industriels, on ne peut pas totalement échapper aux antibiotiques et aux dioxines présents dans la viande, au mercure dans le poisson, aux pesticides dans les fruits et légumes... Mais on peut malgré tout considérablement réduire leur teneur.

Les bons réflexes

• Mangez des fruits et légumes bio, c'est l'assurance d'être dix fois moins exposé aux pesticides. Si cela vous revient trop cher, essayez au moins d'acheter des pommes de terre, du céleri, des épinards, du concombre, des pommes et des fraises bio, car ils sont beaucoup traités et donc fortement contaminés.

• Préférez les produits locaux et de saison, forcément moins traités.

• Lavez et frottez vos fruits et vos légumes avec une brosse à légumes. Séchez-les ensuite avec un papier essuie-tout ou un torchon propre afin de retirer les résidus en suspension dans les gouttes d'eau. Epluchez tout ce qui peut l'être (pommes, poires, pêches...).

• Pour être sûr de la provenance de vos fruits et légumes, adhérez à une Association pour le maintien d'une agriculture paysanne (Amap), approvisionnez-vous à la ferme ou dans une coopérative de petits producteurs. A prix égal, la qualité est incomparable. Ou, mieux encore, faites vos propres plantations. Vous n'avez pas de jardin ? Rendez-vous sur Pretersonjardin.com, vous pourrez partager un terrain avec d'autres jardiniers amateurs.

• Evitez les gros poissons prédateurs (thon, lotte, daurade). Préférez-leur la sardine, le maquereau, les anchois, le hareng, la sole.

• Ne mangez pas plus de cinq cents grammes de viande rouge par semaine. Et profitez des économies ainsi réalisées pour acheter de la viande de meilleure qualité, au minimum certifiée Label rouge.

La pollution de l'air intérieur

Entre le temps passé à la maison et celui au travail et dans les transports, entre autres, nous restons enfermés plus de vingt-deux heures par jour. Or, d'après l'Observatoire de la qualité de l'air intérieur, celui-ci est jusqu'à dix fois plus pollué que l'air extérieur ! La faute au benzène, au trichloréthylène, au radon, au monoxyde de carbone, au formaldéhyde... Autant de polluants à l'origine de somnolences, d'irritations des yeux et de la peau, du développement de maladies respiratoires...

Les bons réflexes

• Aérez au moins quinze minutes par jour. Même s'il fait très froid dehors et même en cas de pic de pollution (dans ce cas, ouvrez quand il y a moins de circulation). Ventilez aussi quand vous faites du ménage, de la cuisine et, bien sûr, des travaux (de peinture, par exemple).

• Préférez les produits d'entretien écolabellisés. A défaut, portez des gants et évitez les sprays, dont on inhale facilement le contenu.

• Quand vous achetez un meuble neuf, ne l'installez pas tout de suite. Laissez-le « respirer » quelques jours dans le garage ou sur le balcon après avoir ouvert le carton.

• Laissez aux plantes vertes le soin de purifier l'air ambiant : deux à trois suffisent pour une pièce d'environ vingt mètres carrés. Les plus efficaces ? L' azalée, le chlorophytum, la fougère de Boston, le ficus, le lierre, le philodendron, l'aglaonème, l'areca, le rhapis, le caoutchouc, l'anthurium...

Les vêtements allergisants

Environ 40 % des textiles colorés sont susceptibles de contenir des allergènes pouvant provoquer des boutons, des irritations sévères, voire des brûlures au contact de l'épiderme. Autre substance toxique, le formaldéhyde, souvent utilisé pour rendre les tissus infroissables, les empêcher de rétrécir et combattre les moisissures.

Les bons réflexes

• Lavez systématiquement vos achats avant de les porter pour la première fois. Vous éliminerez ainsi un maximum d'agents potentiellement toxiques.

• Côté lessive, changez pour un produit hypoallergénique, diminuez les doses et évitez les assouplissants.

Les cosmétiques chimiques

D'après une étude réalisée en septembre dernier par l'Institut indépendant de notation Noteo, en partenariat avec le Réseau environnement santé (RES), la salle de bains peut être pleine de dangers ! Plus de la moitié des cosmétiques contiendraient en effet des perturbateurs endocriniens ou d'autres molécules toxiques comme le triclosan, le formaldéhyde, l'aluminium, le plomb, les parabènes...

Les bons réflexes

• Va porisez votre parfum et votre déodorant sur vos vêtements plutôt qu'à même la peau.

• Optez pour la simplicité. Un bloc de savon non parfumé sera toujours préférable à un gel douche aromatisé. Et faites du vide sur vos étagères et autour du lavabo. Moins vous utilisez de produits, plus vous limitez les risques.

• Fuyez les étiquettes affichant du sodium lauryl sulfate (SLES).

• Choisissez des vernis sans toluène et, de toute façon, aérez bien quand vous faites votre manucure.

• Cet été, préférez les crèmes solaires avec des filtres UV minéraux, labellisées Ecocert ou Cosmebio. Et évitez l'autobronzant. 

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