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Congé de proche aidant, ce qui a changé

Thinkstockphotos

Lorsqu'on travaille, il n'est pas facile de trouver du temps pour prendre soin d'un parent ou d'un ami malade, handicapé ou âgé. La loi* a décidé d'assouplir les circonstances d'une absence professionnelle.

Vous êtes nombreux** à accompagner au quotidien un proche âgé, malade ou handicapé, après vos heures de travail. Jusqu'à présent, le congé de soutien familial permettait de prendre quelques heures par mois pour soutenir un membre de sa famille (parent, conjoint, concubin, enfant...). Le nouveau congé de proche aidant, entré en vigueur le 1er janvier 2017, élargit son champ d'action.

Des liens au-delà de la famille

Le nouveau congé englobe davantage de situations. Il ne concerne plus uniquement les membres de la famille, mais n'importe quelle personne handicapée ou en perte d'autonomie avec laquelle le salarié réside ou entretient des relations étroites et stables. Le congé peut être demandé, que la personne à aider réside ou non avec le salarié.

Une durée de trois mois et plus

Le congé ne pourra excéder trois mois, renouvelables. Un accord collectif d'entreprise peut toutefois prévoir une durée maximale plus longue, sans excéder un an sur l'ensemble de votre carrière. Pour plus de souplesse, si vous préférez ne prendre que quelques jours de temps en temps, arriver plus tard le matin ou partir plus tôt le soir, vous pouvez demander à ce que le congé soit fractionné en journées ou en activité à temps partiel. Dans ce cas, il faudra avertir votre employeur au moins quarante-huit heures avant la date à laquelle vous souhaitez vous arrêter.

Des démarches simplifiées

Un an d'ancienneté dans votre entreprise suffit pour en bénéficier. Il faut adresser votre demande à votre employeur un mois avant le début du congé souhaité (au lieu de deux avec l'ancien dispositif), sauf si un délai différent est fixé par accord collectif.

Et en cas de dégradation soudaine de la santé de la personne aidée constatée par un médecin, vous pouvez demander immédiatement un congé, qui ne peut vous être refusé tant que les conditions requises sont remplies et que votre demande a été faite dans les règles.

Des aides financières possibles

Votre employeur n'est pas tenu de vous rémunérer. En revanche, vous pouvez :

- sous certaines conditions, être employé ou dédommagé par la personne aidée, si elle perçoit une prestation de compensation du handicap ;

- être employé par la personne aidée, bénéficiaire de l'APA (allocation personnalisée d'autonomie), à la condition que vous ne soyez ni conjoints, ni concubins, ni pacsés ensemble.

* Loi du 28 décembre 2015 relative à l'adaptation de la société au vieillissement.

** Plus de huit millions !

Vous changez d'avis

Si vous avez trouvé une autre solution ou si votre aide n'est plus nécessaire, vous pouvez mettre fin à votre congé de manière anticipée, à condition d'avertir votre employeur au moins un mois à l'avance. En cas de décès de la personne aidée, ce délai est ramené à deux semaines.

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