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Le soleil, un ami ?

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Les beaux jours sont installés, avec l'irrésistible envie de profiter des rayons du soleil. Suivez votre instinct, sans toutefois oublier de vous protéger !

On le présent plus souvent comme une source de danger que comme une source de bienfaits. Il est vrai qu'en cas d'exposition brutale ou prolongée, le soleil devient nocif. Ses rayons invisibles ultraviolets (UVA, UVB) et infrarouges pénètrent dans la peau, provoquant vieillissement cutané prématuré, insolations, brûlures et parfois cancer de la peau. Pourtant, bien maîtrisé, le soleil a une action dynamisante voire curative sur l'organisme. Voici trois de ses principaux agréments.

Une cure reminéralisante pour le squelette

Le soleil de printemps est une chance pour nos os ! Profitons-en... Comparé au soleil d'hiver un brin pâlot, le rayonnement des mois d'avril, mai et début juin est particulièrement généreux en UVB sous nos latitudes, sans toutefois être aussi agressif que celui de l'été. Il nous permet de faire le plein de vitamine D, primordiale dans le métabolisme osseux pour lutter, dans l'enfance, contre le rachitisme, mais également, à l'âge adulte et plus tard, contre l'ostéoporose. Cette vitamine essentielle, apportée à 70 % par l'alimentation (laitages, poissons gras, œufs...), est synthétisée par notre organisme grâce à une dose modérée d'UVB. Pour cela, nul besoin de s'exposer longtemps mais régulièrement : un quart d'heure par jour suffit ! Des recommandations qui diffèrent un peu selon notre lieu de vie puisqu'en montagne - et donc plus près du soleil, et loin des couches d'air pollué - la synthèse de la vitamine D est plus rapide qu'à basse altitude.

La bonne pratique. La répartition des récepteurs participant à la synthèse de la vitamine D est telle qu'il vaut mieux exposer certaines zones : le visage, les avant-bras, les épaules et quand cela est possible, les cuisses. N'hésitez pas à vous découvrir dès que le temps le permet, tout en sachant que la période idéale se situe autour de 11 heures.

Un accélérateur de bonne humeur

La grisaille rend morose et le manque de luminosité peut dérégler notre horloge biologique. A l'inverse, de nombreuses études ont constaté une corrélation positive forte entre ensoleillement et amélioration de l'humeur. La lumière visible qui participe au rayonnement solaire conditionne nos rythmes biologiques. Elle pénètre par la rétine jusqu'au cerveau via le nerf optique, avec pour effet d'augmenter la production de mélatonine, l'hormone du sommeil, laquelle intervient dans la synchronisation des rythmes de l'organisme. La variation du taux de mélatonine dans une même journée permet ainsi d'être actif le jour et de bien dormir la nuit. On sait aussi depuis peu que les effets de cette lumière passent aussi par la peau avec des bénéfices immédiats sur le moral, l'énergie, le bien-être global : comme si une simple exposition rechargeait nos batteries !

La bonne pratique. Utilisez une lampe de luminothérapie en hiver quand dehors il fait gris. Multipliez les sorties au grand air (promenade, vélo...) pour recaler peu à peu votre horloge biologique à la lumière du jour.

Une aide en cas de psoriasis, d'eczéma...

De nombreux patients atteints de psoriasis voient leur état s'améliorer au soleil. Mais s'exposer ne suffit pas à enrayer la maladie. Le dermatologue peut alors proposer à des patients atteints de psoriasis « en goutte » peu sévère, des séances de puvathérapie en ambulatoire à l'hôpital : on expose une partie du corps, ou le corps entier, au rayonnement UVB avec un produit photosensibilisant (qui provoque une augmentation de la sensibilité de la peau au rayonnement solaire). Une thérapie qui apporte en général une amélioration importante (plus de 80 %) mais doit être prescrite avec beaucoup de précautions et avec une durée d'exposition très contrôlée car elle augmente le risque de cancer de la peau. Concernant l'eczéma (dermatite atopique), le soleil se révèle souvent bénéfique, et les patients constatent souvent un confort au niveau de la peau à la fin de l'été. Mais si l'efficacité du rayonnement UV a été prouvée par de nombreuses études, elle n'est utilisée que rarement pour les eczémas chroniques ou les poussées aiguës. Attention, sachez que le soleil aggrave en revanche l'herpès et l'acné...

La bonne pratique. Dans ces situations, une protection solaire dotée d'un indice supérieur à 30 s'impose. De même qu'un stick à lèvres anti-UV quand il s'agit d'un herpès labial.

Merci à Pierre Cesarini, spécialiste du soleil et porte-parole de la Sécurité solaire, centre collaborateur de l'OMS, www.soleil.info

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